SERMON
De Tradilione Symboli, attribué » saint Augustin.
Augustin i Opéra, t. V, col. 1380-1385.
Credimus iu Deum Palrem omnipotentem,
Credimus et in Fiiium ojus, Dominum nostrum , Jesum Christum ,
Natum de Spiritu Sancto ex Virgine Maria,
Qui cruciftxus sub Pontio Pilato et sepultusest,
Tertia die resurrexit a mortuis,
Ascendit ad cœlos,
Sedet ad dexteram Dei Patris,
Inde venturus est judicare vivos et mortuos,
Sermons 2 , 3 et 4 ,
Ve Symbol 0 1 , attribués 4 saint Augustiu.
Augustin) Opéra, t. VI, col. 929-976.
Credimus in Deum Palrem omnipotentem,
Credimus et in Fiiium ejus, Jesum Christum,
Natum de Spiritu Sancto ex Virgine Maria,
Qui crucifixus sub Pontio Pilato et sepultus,
Tertia die a mortuis resurrexit,
Assumptus in cœlum,
Sed ad dexteram Patris,
Inde venturus est judicare vivos et< mortuos,
4. Ces trois sermons ont été écrits sous la domination des Vandales en Afrique, par conséquent postérieurement à l'année 429, époque où ces barbares s’emparèrent de ce pays. On peut le conclure des passages nombreux et violents dans lesquels l’arianisme est combattu. Mais le Symbole qui y est expliqué est de beaucoup antérieur à ces événements; il rappelle celui de saint Cy- » prien. On a la preuve, dans ces discours, que le Credo corrigé par saint Augustin n’était pas encore répandu au loin et n’était peutêtre même pas sorti de l’Église d’Hippone.
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Credimus et in Spiritum Sanctum;
Remissionem peccatorum, Resurrectionem carnis,
Et vitam æternam.
Per sanctam Ecclesiam.
Credimus et in Spiritum Sanctum,
Remissionem peccatorum, Carnis resurrectionem, Vitam æternam,
Per sanctam Ecclesiam.
Ces deux formulaires sont seulement des variétés d’un même Symbole des Apôtres. La forme plurielle credimus , « nous croyons » , forme qui se présente aussi dans le sermon 125 e De tempore (le 235 e de l’Appendice, Augustini Opéra, t.V, col. 2957-2959, De fide catholicâ ) n’est due, ce me semble, qu’au genre oratoire de ces pièces. Le prédicateur, parlant à la fois de lui-même et de ses auditeurs, aura pu dire « nous croyons » , nous tous qui sommes ici réunis , de même qu’en s’adressant à ses auditeurs, il leur dit: credatis « croyez », creditis « vous croyez ». ( Augustini Opéra, t. VI, col. 1384, sermo 215, §8; t. VI, col. 954, sermo alius De Symbolo, § 3 ; col. 966, sermo alius De Symbolo, § 2, etc.) Il est à remarquer qu’on parle toujours ici au pluriel 1 : Credamus et nos; — Per
1 . Saint Augustin parle aussi très-souvent au pluriel dans ses sermons. On y rencontre fréquemment credimus ; par exemple : Credimus in Spiritum Sanctum (Augustini Opéra, t. V, col. 1378, sermo 214, § 10); Credimus et in Filium ejus ( ibid ., t. V, col. 1381, sermo 213, § 3) , Credimus ergo in Jesum Christum (ibid., t. V, col. 1382, sermo 215, § 4) ; Con/iteamur salvatorem (ibid., t. V, col. 1367, sermo 214, g 3). Il n’en est pas moins certain
ipsum, remissionem accipimus peccatorum; — Vitarn speramus œternam ( Augustini Opéra, t. V, col. 1382et 1384, sermo 215, § 4, 8, etc.); — Non audemus dicere ; — Ab ipso accipiamus quod ei offeramus (Ibid., t. VI, col. 938, 943, etc.) Enfin, dans le quatrième des sermons De Symbolo, il n’y a plus credimus, mais credo, et la tournure particulière de certaines phrases montre que c’est bien credo qu’il y avait dans le Symbole qui est expliqué dans ce sermon. Gela se voit, par exemple, dans celleci : Sic accepisiis, sic vos credere dixistis, credo. (Ibid., t. VI, col. 968, sermo alius De Symbolo , § 4.) Si j’ai conservé la forme plurielle credimus, c’est uniquement pour rapporter ces formulaires tels qu’ils sont dans cescermons, sauf toutefois dans le dernier des quatre De Symbolo; mais je crois qu’en réalité ce Symbole avait credo, comme tous les autres Symboles latins.
Ce Symbole des Apôtres a dû appartenir à l’Église de Carthage * ; c’est ce qui résulte non pas seulement de cette circonstance que les sermons dans lesquels il est commenté ont été composés, selon toutes les vraisemblances, dans l’Afrique pro-
que le Symbole des Apôtres de ce Père de l’Église avait non pas Credimus, mais Credo in Deum Patrem omnipotentem, etc. ( Augustini Opéra , t. V, col. 1365, sermo 213, § 2; col. 1371, sermo 214, § 1.)
i. Hahn, Bibliothek der Symbole, p. 18-23.
consulaire, mais encore et surtout de la ressem- . blance qu’il présente avec les quelques articles du Symbole de saint Cyprien qui nous sont connus. Antérieur à la plupart des autres Symboles des Apôtres en langue latine, il se maintint sans doute en usage dans cette Église. Le souvenir de saint Cyprien, qui s’en était servi, le rendait en quelque sorte sacré, et il continua d’être employé tel qu’il était à l’époque de ce Père, longtemps encore après qu’on eut, dans bien d’autres Églises, introduit des modifications dans les anciens Symboles latins. On peut le conclure du fait même qu’il se trouve commenté et expliqué dans des sermons certainement postérieurs à saint Augustin.
Voici d’ailleurs les passages des écrits de saint Cyprien dans lesquels sont cités quelques articles du Credo usité de son temps dans l’Église de Carthage :
« Quod si aliquis opponit ut dicat, eamdem novatianum legem tenere, quam catholica Ecclesia teneat, eodemSymbolo quo et nos baptizare, eumdem nosse Deum Patrcm *, eumdem Filium Christum, eumdem Spiritum Sanctum, ac propter hoc usurpare eum potestatem baptizandi posse , quod videatur in interrogatione baptismi a nobis non discrepare, sciât quisquis hoc opponendum putat, pri-