‹ Le symbole des apôtresChapitre 31 sur 158 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Jusqu’au neuvième siècle, le Symbole des Apôtres n'a été exactement le môme ni dans tous les temps ni dans toutes les Eglises où il était en usage.

Il est un autre fait non moins décisif que le précédent contre l’origine apostolique du Symbole des Apôtres. Je veux parler des différences que, pendant des siècles, on remarque entre les exemplaires qu’on trouve employés dans les diverses Eglises où ce formulaire était en usage. Pendant très-longtemps, il n’est pas deux Églises dans lesquelles il soit identiquement le même. Encore au neuvième siècle, il n’avait pas été ramené, partout où il était reçu, à un type uniforme.

Et les différences qui le distinguent d’une Église à l’autre ne consistent pas en des variantes semblables à celles qui se rencontrent dans tous les ouvrages anciens, avant l’invention de l’imprimerie. Elles sont bien autrement profondes, elles atteignent la forme et le fond. Des articles qui sont dans le Symbole des Apôtres en usage dans une Église manquent dans ceux qui sont usités dans d’autres Églises, et les articles communs sont d’ordinaire rédigés en des termes fort différents.

Pour donner au lecteur une idée générale de la

nature de ces différences, je vais mettre sous ses yeux, sous forme de tableau synoptique, trois Symboles dés Apôtres d’époques et d’Églises différentes, savoir : celui qui est rapporté dans les Constitutions Apostoliques, liv. vu, ch. 42, et qui est de la seconde moitié du troisième siècle et très-vraisemblablement de l’Église d’Antioche; celui qui était reçu à Rome à la fin du quatrième siècle et que nous fait connaître Rufin, et le Symbole vulgaire, c’est-à-dire celui qui a définitivement prévalu, mais qui ne se montre pour la première fois que dans les sermons 115° et 131° De Tempore, et dans le premier du supplément de Vignier, sermons écrits trèsprobablement en Afrique, au commencement, du sixième siècle.

SYMBOLE

DES

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