‹ Le symbole des apôtresChapitre 45 sur 158 · Muratori, Liturgia romana vêtus, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Muratori, Liturgia romana vêtus, 1. 1, p

î. Cyrille de Jérusalem recommande expressément de ne communiquer les catéchèsos dans lesquelles il explique leSymbole des Apôtres, qu’à ceux qui vont recevoir immédiatement le baptême

défense s’adressait d’ailleurs aux fidèles; elle ne pouvait atteindre le prêtre qui, chargé de l’instruction des catéchumènes, préparait par écrit les explications qu’il devait leur donner.

On est naturellement conduit à supposer que cette mesure remonte à une époque où le Credo n’était pas tel que nous le voyons au quatrième siècle, et où l’Église se trouvait dans d’autres conditions qu’au temps de Rufin et de saint Augustin. L’usage de ne pas écrire ce formulaire ne s’est pas établi certainement au quatrième siècle ; autrement les écrivains ecclésiastiques auraient usé de plus de réserve à cet égard, et se seraient bien gardés de le mettre eux-mêmes par écrit. D’ailleurs, s’il y avait alors une raison de le faire apprendre par cœur aux postulants, pour leur donner un résumé des croyances chrétiennes qu’ils ne pussent jamais oublier, il n’y en avait pas de le soustraire aux regards des profanes, c’est-à-dire des païens, dont le nombre diminuait chaque jour, et qui pouvaient d’ailleurs le connaître par l’indiscrétion des chrétiens, et encore moins à ceux des schismatiques et des hérétiques qui le connaissaient, puisque la plupart d’entre eux s’en servaient, aussi bien que l’Église catholique, pour le baptême de leurs néo-

et pour qui elles ont été composées, et qu’aux fidèles qui sont déjà membres de l’Église. Cyrilli Hierosol. Opéra, p. t3.

phytes Cette défense était certainement, du temps de saint Augustin, une affaire de tradition. On avait cru nécessaire, dans des temps antérieurs, de tenir secrète la profession de foi par laquelle les postulants étaient admis dans l’Église. Cet usage une fois établi, on continua de s’y conformer, du moins en apparence, même quand, les circonstances ayant changé, il n’y avait plus de raison de le suivre. Et c’est ce qui explique l’inconséquence des écrivains ecclésiastiques du quatrième siècle et des siècles suivants, qui mettent par écrit le Symbole des Apôtres, tout en recommandant avec la plus vive insistance de ne pas l’écrire.

1. Cypriani Opéra, p. Î96, Epiit. 69 ad Magnum; etp. 310, Epiit. 70 ad Januar.

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