Terlullien, De coromi milit., § 3; De baptismo
2. Origène, Contra Ce hum, Iib. III, cap. 61. Les chrétiens eux-mémes comparaient leur Symbole aux formules desmystères païens, formules qui étaient appelées aussi des symboles. Arnobe, eh parlant de celles qui étaient propres aux mystères de Cérès, dit : Ipsa denique symbola, quæ rogata sacrorum in acceptationibus respondetis' : Jejunavi atque ebibi Cycconem. Disputât ion. adv. Génies, lib. V, édit, de Des. Herald, Paris, 1605, p. 813.
païens de ceux d’Eleusis ou de la Bonne Déesse. Ils excusent presque tous leur silence ou leurs réticences par ces mots, qui reparaissent fort souvent dans leurs écrits : « Les initiés le savent » ïgoctiv oi jasu-vt)jaîvoi. « Je voudrais bien, dit Ckrysostome à propos des cérémonies connues des fidèles seuls, vous en parler ouvertement, mais je n’ose, à cause de ceux qui ne sont pas initiés, Sla toùç cc|au7)tou{ 1 . » C’est aussi Sla toù? àp,uviTou?,à cause de ceux qui ne sont pas initiés, que Théodoret ne peut traiter des mystères qu’en termes obscurs : « Quand ils se seront retirés, ajoute-t-il, nous donnerons aux initiés un enseignement clair 2 . » C’est encore par crainte d’être entendu de ceux qui n’ont pas encore été admis à l’initiation, que Cyrille d’Alexandrie s’abstient, dans sa Réfutation de Julien, -de parler des mystères du baptême 3 . Cyrille de Jérusalem est persuadé que des châtiments extraordinaires, surnaturels, frappent et celui qui livre les mystères et celui qui les apprend autrement que par le ministère de l’Église. Le catéchumène qui en reçoit la connaissance de la bouche d’un simple fidèle devient frénétique, çpevtTia, et le fidèle qui les lui découvre est condamné comme un traître, <î>ç -po^orr? xxTaxplveTat, 4 .