‹ Le symbole des apôtresChapitre 77 sur 158 · Awjustini opéra, t. VI, col. 931, Sermo 1 de Symbolo · texte numérisé non relu

Awjustini opéra, t. VI, col. 931, Sermo 1 de Symbolo

Cette série de changements n’est pas en ellemême d’nne importance considérable ; le fond des choses n’y est pas touché ; le passus et le mortuus étaient implicitement renfermés dans le crucifixus et sepultus ; mais au point de vue historique c’est un fait très-utile à constater. On y voit un indice manifeste du soin avec lequel on travailla pendant longtemps à donner au Symbole des Apôtres la forme la plus convenable à l’emploi auquel il était destiné, en le rendant à la fois aussi précis et aussi complet que possible, et à un point de vue plus général, on y trouve une nouvelle preuve que ce formulaire s’est formé peu à peu aussi bien quant à la forme que quant au fond. Ajoutons enfin que saint Augustin ne l’aurait pas certainement remanié s’il l’avait tenu pour l’œuvre des Apôtres, ou peutêtre même seulement si on avait cru généralement de son temps qu’il avait une si respectable origine.

Il ne sera peut-être pas sans utilité de montrer au lecteur ce qu’était le Credo en sortant des mains de l’évêque d’Hippone, c’est-à-dire vers la fin du premier quart du cinquième siècle h Le voici tel qu’il est cité dans ses derniers écrits :

1 . Saint Augustin mourut en 43b, et ce Symbole des Apfttres ne se trouve que dans ses derniers écrits.

* Je crois en Dieu le Père tout-puissant, — créateur des choses visibles et des invisibles; —

» Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur, — conçu du Saint-Esprit et né de la vierge Marie, — qui a souffert sous Ponce Pilate, qui a été crucifié, qui est mort, et qui a été enseveli, — le troisième jour il ressuscita des morts, — il est monté au ciel, — il s'est assis à la droite du Père, — d’où il viendra pour juger les vivants et les morts; —

» Et au Saint-Esprit; —

> La sainte Église catholique, — la rémission des péché», — la résurrection de la chair, — et la vie éternelle, »

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