‹ Le symbole des apôtresChapitre 80 sur 158 · Justin Martyr, Opéra, p. 808, Dialog. cum Tryph · texte numérisé non relu

Justin Martyr, Opéra, p. 808, Dialog. cum Tryph

2. Évangile de Nicodème, ch. 22, 23, 24 et 25. Études sur les Évangiles apocryphes , p. 323-325.

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éfait alors passé; les hérésies qui avaient menacé un certain moment l’existence de l’Église étaient éteinte^ sans fetouf . U n’était plus besoin par conséquent d’introduire dans lq Symbole des Apôtres de nouyeaux articles pour prémunir les fi dèles contre des erreurs dangereuses. Il np pestait plus qu’à y inscrire les nouvelles croyances qui se produisaient paisiblement au sein de l'ignorance devenant chaque jour plus profonde, et ce fut précisément pour exprimer une croyance nouvellement éclose, mais qui, à peine née, s’était propagée avec la plus étonnante rapidité, qu’pn y introduisit l’article Descendit ad infevna, « U est descendu aux enfers. »

Dès la fin du second siècle on avait cru, enprer nant à la lettre une expression métaphorique de saint Paul *, que les fidèles qui seront sauvés auront besoin d’être purifiés parle feu, pour que ce qui

3. « On ne peut poser d’autre fondement, dit saint Paul, que, celui qui a été posé, savoir : que Jésus est le Christ. Que si quelqu’un, pour bâtir sur ce fondement, emploie de l’or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera connu ; cap. 1^ temps qapptrera ce qp’il, est, parce que le feu sert à le faire ponnaitre, et le feu éprouvera l’ouvrage de chacun. Si l’ouvrage de quelqu’un qui aura bâti sur ce fondement subsiste, il en sera récompensé. Celpi, <}ont l’ouvrage sera brùjé perdra, le) fruit de son trayail; mais pour luj, il échappera toutefois copime au travers, du feu. » 1 Qorinth ,,

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reste encore d’imperfection en eux, de bois ou de paille, comme avàit dit l’Apôtre, fût entièrement consumé. Mais bn plaçait généralement cette dernière épreuve après la résurrection, au jour dti jugement dernier 4 . La plupart des docteurs de l’Église pensaient que le feu qui purifierait les âfneé serait celui-là même qui devait consumer, bu, pour mieux dire, transformer le monde pour le rendre propre à servir de demeure aux bienheureux s .

Tertullien seul avait été d’un sentiment différent sur l’époque de cette purification : il avait soutenü qu’elle s’accomplissait dans l’enfer pendant l’intervalle de là mort à là résurrection i. * 3 . Cette opinion, qui devait finir par prévaloir, resta longtemps sans partisans. Saint Augustin la tira de l’oubli où elle était tombée, mais en la donnant seulement pour une hypothèse vraisemblable. Il ne serait pas impossible, dit - il dans un de ses derniers écrits, que des fidèles pussent être sauvés dans l ? autre vie, après avoir passé par quelque feu destiné à les purifier et dont ils souffriront plus ou moins long-

i. Clément d’Alex., Pcedag., lib. III, Cap. 9; Strom lib. VII, cap. 6; Origène, Gontra Celsum, lib. V, cap. 4 4 et 45; In Exod. homilia v'i, § 4; In Esechiel. homiliai, g 43; Ambroise, Exposit. in Psalm. cVh , Sermo, 3, § 14 et rtfiv.

?. Cyrille de Jérusal., Caiech. xv, § î4 j‘ Jérôme, Opéra, U III, p- 54 4 et 4825.

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