‹ Le SymbolismeChapitre 101 sur 175 · LIVRE III, CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE PREMIER

Nos habitudes analytiques nous permettent à peim de saisir l'une ou l'autre, pareils à ces héros dégénérés de l'Iliade qui déjà ne soulevaienl plus qu'av< effort la moitié des lourds rochers donl se jouaienl leur- pères*,» — Hugues de Saint- Victor développe parfaitement la même pensée : « Ce monde entier connue un livre écril avec le doigl de Dieu... Chaq i réature est une figure, un signe, non point d'invention humaine, mais établi par la volonté divine, pour manifester la sagesse de ce qui est invisible en Dieu. Un ignorant voit un livre ouvert, il aperçoit des signes, mais il ne connaît pas la valeur des lettres. Deméme, l'insensé, l'homme animal, qui ne perçoit pas les choses de Dieu; il ?ôit la forme extérieure i\*'< créatures visibles, mais il iif comprend pas lès pens* qu'elles manifestent. L'homme spirituel, au contraire, sous cette forme extérieure et sensible, contempL admire la sagesse du Créateur...

« L'insensé n'examine que la forme : le sage, au contraire, se sert de ce qu'il voit au dehors, poui scruter la pensée profonde de la - ig — divine, c'est comme si dans une même écriture, l'un se bornait à louer la couleur et la forme des caractères, taudis que l'autre .-'attacherait à la beauté des pensées *. »

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