LIVRE IV, CHAPITRE PREMIER
mire chaque soir dans notre belle capitale. Des gerbes de Lumière s<i dressent de toutes pari-, comme par enchanternenl : l'on dirait de petits astres suspendus par la main de l'homme, et la clarté se fait au milieu des ténèbres de La nuit. Ainsi, dan- les obscurités de la pensée, la réflexion allume chaque parole; ce petit phare lumineux va dous révéler peut-être de grandes et sublimes vérités, et quand tous les mots d'un dictionnaire se sont ainsi éclairés au contact d'un esprit qui était lui-même lumineux, on marche au milieu d'une forêt pleine de clartés.
Pourquoi l'étude des langues a-t-elle une si grande importance? Pourquoi cette parole d'un ancien, qu'à chaque langue qu'on apprend, on semble acquérir une nouvelle âme? Pourquoi cette pensée de madame de Staël, que l'étude <\r L'allemand en particulier semble ouvrir devant nous on nouveau monde1? — Cesl que L'étude des Langues et surtout des langues riches et >> mboliques, comme le grec et l'allemand, esl remplie de mystères <[ni se découvrent à la réflexion. Chaque mot nous révèle une pensée, au sens allégorique,
nous enseigne L'harmonie des m les, le parallélisme
perpétue] de l'univers des corps et de L'univers des âmes. Chaque langue a ses mots qui rendent parfaite-