Allemagne, 1. p. c. xwr
ment certaines nuances de pensées, intraduisibles en d'autres langues, et ces nuances sont souvesl de nouveaux aperçu- sur le monde philosophique OU moral.
«Dans la première institution du langage, dît le célèbre Rosmini, Dieu le prépara pour deux lins; il l'établit comriae le médiateur entre les deui grandes sphères des choses visibles et invisibles. Le premier but du langage fut de rendre l'univers sensible pleinement intelligible; le second est de servir à l'homne de moyen pour traverser les confins de toutes les régions sensibles, et pour de là prendre son vol et arriver à connaître les vérités qui ne tombent pas sous les sens... Aussi je crois que les vérités éternelles furent incorporées au langage et enseignées en même temps que lui * . »
« Le langage du peuple cache une philosophie profonde, dit Balmès, sorte de sédiment précieux que la raison des siècles y dépose. Il arrive fréquemment, en effet, que le sens usuel bien compris, bien analyse, fixe le sens philosophique, et donne la clef des questions les plus embarrassantes 2. »
Saint Augustin comprenait parfaitement cette belle philosophie, et il l'applique en particulier au mot me-