LIVRE IV, CHAPITRE PREMIER
sure; « il y a, dit-il, une mesure pour tes pierres el les objets corporels; il y a une mesure pour L'action, une mesure [mur les sentiments de l'âme e1 la pratique de la vertu. Mai- cette mesure du mande des Ames aeile: même une règle : c'est la mesure infinie qui mesure («ait et n'est mesurée par rien. Celui qui ne connaît quo le-; applications matérielles du mot tnesure est un
lave de la lettre, serf nomina meneurœ quUquis • nisi visibiliternovit, serviliter novit. Il faut savoir s*< ver au-dessus du sens grossier des mots; par là. on arrive aux significations élevées qui sont si chères aux âmes spiritualisées ; on laisse les significations communes^ el «ai les change en ces sublimes idées qui réclament un esprit dégagé de la matière l. » a Le langage est si m. rveilleusement révélateur,
qu'étudier une langue est marcher vers la vérité
Celui qui étudiera attentivement les Lan con-
vaincra qu'elles renferment de merveilleuses lumièn qu'elles résolvent unanimement et imitairement une foule de questions que l'esprit humain remet en caus< tous les jours; mais que, pour la plupart des homm< livresfermés comme l'est celui de la nature, les expressions qu'elles contiennent deviennent a leur égard
i. Saint v. .. !>■ G en. ad lut. 1. w », t. III. p. i73. — N
avons fondu ensemble plusieurs pena
barrières infranchissables el de's vêtements trompeurs, et les empêchent de communiquer et de h reconnaître \ »
« La métaphore, dit M. Tissandier, n'estautrecht se que l'application d'un phénomène physique à l'ordre moral, c'esl l'association d'un fait externe matériel à un fait interne intellectuel. Mais, puisque cegen d'association n'est point réfléchi, puisqu'il se fait spontanément, et qu'il est spontanément et universellement compris, il faut qu'il ait lieu en vertu d'une loi de l'esprit humain, qui établit des rapports naturels d'analogie entre le monde moral et le monde physique.
« La pensée, pour devenir perceptible, a besoin de s'imager, de se réfléchir sur une forme finie, et c'est môme souvent la définition par l'image qui est, de tous les genres de définition, la plus nette, la plus compréhensible. Car, remarquez-le bien, chacun de nous peut avoir des intuitions plus ou moins vives de l'invisible ; mais s'agit-il de faire assister un autre aux phénomènes de votre esprit, dans lequel il est impossible que votre auditeur pénètre de lui-même, vous ne pouvez pas lui donner l'idée de votre conception par une idée pure ; car, alors, vous ne sortirez