LIVRE V, CHAPITRE II
privilège de vivifier, de nourrir, de renouveler et de parfaire. »
a G'esl «mi i - mystique qu'on dit que Fauteur de tous les biens, que Dieu s'enrçre; e1 l'on veul marquer ainsi la plénitude parfaite ci l'immensité ineffable de la jouissance, ou, pour mieux dire, de !'
ce divine. L'r chez qous, se prend en mau-
vaise part ci n'esl autre chose que l'excès dans le boire et une défaillance des sens et de l'entendement; mais chez Dieu, elle se prend en bonne part, ei elle esl l'abondance infinie de tous les biens s'écoulant dans sa source môm le ment, dans ce renvei
menl d'esprit qui accompagne L'ii il faut voir la
éminence incompréhensible par Laquelle Dieu échappe à L'entendemenl el dépasse toute idée, toute intelligence, tout être. En un mot, il esl troublé d'ivresse et hors de lui-même, parmi toutes actions, parce qu'il en est inondé au-delà de toute mesure, et parce qu'il habite en dehors d'elle.- et par-
<( Et ces locutions qous conduisent a compn □ de la même sorte l|is festins <\<-> élus dans le royaui des cieux. Car il esl dit : à Le roi pa
oir et les sen ira. « Ceci ernélle
concorde des bienheureux dan.- la participation aux mêmes grâces, el L'assemblée des premiers-nés qui
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sont inscrits dans Le ciel, el les esprits des justes enrichis de tous les dons parfaits. Quand on dit qu'ils s'asseoiront, je crois qu'on veut figurer La lin de leurs travaux multipliés, leur vie calme et tranquille, leur divin- état dans la lumière el dans la région des vivants, leur félicité sainte, la pure et abondante possession de tous les trésors célestes qui les plonge dans un océan d'allégresse. Et c'est Jésus qui les réjouit, les fait asseoir et les sert, qui leur donne cet éternel repas, et leur distribue les flots de ce bonheur si plein. »
(( Mais je vous entends ; vous m'allez demander l'explication de ce qu'on nomme le sommeil et le réveil de Dieu. Et quand j'aurai montré que ce sommeil est la mystérieuse profondeur de Dieu et sa parfaite incommunicabilité ; que ce réveil est l'attention même avec laquelle la Providence veille au gouvernement et au salut de ses créatures, vous me ferez sur le symbolisme théologique des questions ultérieures. Mais, d'une part, je ne veux pas avoir l'air de dire des choses nouvelles quand je ne puis que retomber dans les mêmes discours; et, de l'autre, je crois avoir satisfait heureusement à vos demandes. C'est pourquoi je termine ici ma lettre clans la conviction que j'ai surabondamment répondu à la vôtre. »
« Je vous envoie mon Traité de la Théologie symbo-