LIVRE V, CHAPITRE
lique; vous y verrez avec de plus amples explications ce que c'est que l«i palais de la Sagesse, l»'s Bept colonnes qui le décorent, <-t pourquoi les mets sonl distingués en victimes et en pains, et ce que veut dire le mélange du vin, la fatigue qui suit l'ivresse en Dieu, et tout ce que renferme ma lettre. Il m'a semblé que ce livre rend facile l'explication des symboles théologiques et s'accorde très-bien avec la doctrine el la vérité des saiutr- Écritures '. »
«Les anges sont aussi représentés sous forme humaine, parce que l'homme est <l<>ur d'entendement, et qu'il peul élever le regard «ai haut; parce qu'il a la forme du corps droite <•( ooble, et qu'il est né pour exercer le commandement : parce qu'enfin, >'il est inférieur aux animaux sans raison pour ce qui est de l'énergie <l<> sens, du moins, il l'emporte mit eux tous par la force éminente de son esprit, par la puissance dosa raison >■! par la dignité de son âme, naturellement libre »'t invincible. »
« On peut encore, à mon avis, emprunter aux <liverses parties «lu corps humain des images qui représentent assez fidèlement les esprits angéliques. Ainsi L'organe de la vue indique avec quelle profonde intelligence 1«'> habitants des cieux contemplenl les secrets
1. Saint Denis, l'.p, '.', p. :,i 1-516, trad. de Mgr Darboy.
éternels, el avec quelle docilité, avec quelle tranquillité suave, avec quelle rapide intuition, ils reçoivent la limpidité si pure et La douce abondance des lumières divines. »
« Le sens si délient de l'odorat symbolise La faculté qu'ils ont de savourer Ja bonne odeur des choses qui dépassent l'entendement, de discerner av< cité
et de fuir avec horreur tout ce qui n'exhale p blime parfum. »
« L'ouïe rappelle qu'il leur est donné de participer avec une admirable science au bienfait de l'inspiration divine. »
a Le goût montre qu'ils se rassasient des nourritures spirituelles et se désaltèrent dans des torrents d'ineffables délices. »
a Le tact est l'emblème de leur habileté à distinguer ce qui leur convient naturellement de ce qui pourrait leur nuire. »
« Les paupières et les sourcils désignent leur fidélité à garder les saintes notions qu'ils ont acquises. »
« L'adolescence et la jeunesse figurent la vigueur toujours nouvelle de leur vie. et les dents la puissance de diviser, pour ainsi dire, en fragments la nourriture intelligible qui leur est donnée ; car tout esprit, par une sage providence, décompose la notion simple qu'il