‹ Le SymbolismeChapitre 159 sur 175 · LIVRE V, CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE IL

qu'ils ont de discerner les contraires, et la sag cité, la vivacité et la puissance de ce discernement. »

a Les instruments de géométrie et des différents arts montrent qu'ils savent fonder, édifier et achever leurs œuvres, et qu'ils possèdent toutes les vertus de cette providence secondaire qui appelle et conduite leur lin les natures inférieures. »

« Quelquefois aussi ces objets emblématiques que portent 1rs saintes intelligences, annoncent le jugement de Dieu sur nous, soit, par exemple, les sévérités d'une utile correction, ou les vengeances de la justice; soit aussi la délivrance du péril et la fin du châtiment, le retour de la prospérité perdue, ou bien enfin L'accroissement à divers degrés des grâces tant corporelles que spirituelles. Certainement on esprit clairvoyanl saura bien appliquer avec justesse les choses qu'il voit aux choses qu'il ne voit pas. »

« Quand les anges sont appelés vents, c'est pour faire connaître leur extrême agilité el la rapidité d< leur action , qui s'exerce, pour ainsi dire, instantanément sur toutes choses, et le mouvement par lequel ils B'abaissenl et s'élèvent sans peine pour entraîner leurs subordonnés vers une plus sublime hauteur, et pour se communiquer à eux avec une providentielle bonté. On pourrait dire aussi que ce nom de vent,

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gie avec laquelle ils veillent h leur propre garde. »

« La forme d'aigle rappelle leur royale élévation

et leur agilité, l'impétuosité qui les emporte sur la

proie dont se nourrissent leurs facultés sacrées, leur attention à la découvrir, et leur facilité à l'étreindre,

et surtout cette puissance de regard qui leur permet de contempler hardiment et de fixer sans fatigue les splendides et éblouissantes clartés du soleil divin. »

a Le cheval est l'emblème de la docilité et de l'obéissance; sa couleur est également significative : blanc, il figure cet éclat des anges qui les rapproche de la splendeur incréée ; bai, il exprime l'obscurité des divins mystères ; alezan, il rappelle la dévorante ardeur du feu ; marqué de blanc et de noir, il symbolise la faculté de mettre en rapport et de concilier ensemble les extrêmes, d'incliner sagement le supérieur vers l'inférieur, et d'appeler ce qui est moins parfait à s'unir avec ce qui est plus élevé. »

■« Mais, si nous ne cherchions une certaine sobriété de discours, nous eussions pu appliquer avec quelque bonheur aux puissances célestes toutes les qualités et les formes corporelles de ces divers animaux, par des rapprochements où la similitude éclaterait au travers de différences sensibles : comme si nous voulions voir par exemple, dans l'irascibilité des brutes, cette mâle énergie des esprits dont la colère n'est qu'un obscur

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