Origène, cont.Ccls., 1. VII, n° 81, t. I, p. liGJ-liCG
est écrit, est écrit pour notre enseignement. Ces deui livres divins sont La création et l'Ecriture sainte. Le premier ouvrage a autant de chapitres excellents qu'il y a de créatures, et il nous enseigne la vérité sans mensonge. Aussi, quelqu'un ayant demandé àAristoteoùil avait appris tant et de si belles vérités, il répondit : « Dans les choses, car elles ne savent | mentir ! » — Un pieux auteur du moyen âge, ami de saint Thomas de Gantorhéry, complète, s'il est possible, l'idée du docteur Angélique, en disant que la création est un véritable évangile corporel et visible , qui annonce le Verbe et publie sa gloire, velut quoddam Evangelium corporelle et visibile 2. — Étudier la nature avec un esprit chrétien, c'est donc épeler cet évangile corporel et visible, c'est en saisir le sens, en pénétrer l'esprit, c'est en faire le symbolisme. Là aussi, comme pour l'Évangile surnaturel, la lettre tue. et c'est V esprit qui vivifie 3.
D'après les saints Docteurs, celui qui saurait toutes les relations, toutes les propriétés du monde sensible, aurait presque la science complète, parce qu'il verrait clairement la sagesse de Dieu, c'est-à-dire que ce savant chrétien aurait la science symbolique dans
\. Saint Thom. serm. II, dom. de Àdv. t. XXVI, éd. Venise.
2. Herbert de Boscham, lib. mel. III. Patrol. t. CXC, p. 1335. j