Livre premier, chapitre premier
toute sa perfection i : car non-seulement LesÉcritui mais l'univers visible, dan- chacune de ses parties, est comme une grand»1 proposition qui exprime les attributs de la Divinité 2. »
h Rien n'est identique, dit M*1 Swetchine, dans ce monde, el toul 3 est parallèle. Chaque chose peut être étudiée bous plus d'un aspecl : les lignes qui représentent des ordres div al en rapport constant, (Mrs se pénètrent par rayonnement, mais en restanl distinctes; la nature, le monde moral, le monde intellectuel sont d'éternelles asymptotes, qui se rapprochent sans se toucher.» «Chaque objet, chaque cho^e a sa philosophie, son Bens positif, sa poésie, son sens rationnel. Si vous vous arrêtez à l'un d'eux, à l'exclusion des autres, d'une vérité partielle vous arriverez ;i une erreur d'ensemble; vous laites pour l'intelligence ce que la maladie Fait pour le corps, la
i. Hase ssptentin diffusa est in omni're quia rcs omnis seenndnm omnem sui proprietatem..., ostcndit Bapientiam divinam, et qui icircl omnespropriel Lnifestevideretillamsapientiam(S lion. //
si igitur scivoiïmus omnium l'orum proprietates tune Scriptaram iciemui et philosophiam totam : et per consequens totam Bapientiam divinam el hnmanam. R m. Opru minus, p. 380. Londres,
!fon solum aensibilia signa Scripturarum, Bed totus iste mnndna m usiiiiiis , secnndnn qnamlibet sui partent, est quasi prepositio signana divins invisibilia.
Saint Bonav. De Dono teient. t. V, e. IV, p. 187.
maladie n'étant que le développement de la vie égoïste d'un organe au mépris de l'économie de l'organisation générale. »
« La vérité est dans la perception totale des parties qui composent un tout ; chacune demande une étude particulière, Il y ;i dans chaque objet, le point de vue spirituel, c'est-à-dire intérieur; le point de vue moral, naturel, humain, dans le sens du contact qu'il établit entre les hommes ; le point de vue historique, c'est* à-dire le point de vue des faits, celui qui prend corps et place dans le domaine du temps. Tout celaest en puissance simultanée dans l'homme, en analogie ai la pensée qui a tout créé d'un mot *. »
Il y a même sur cette échelle du symbolisme qui va de la terre aux deux, de l'objet matériel au sens spirituel, il y a des degrés ascensionnels. Parmi les créatures visibles, plusieurs se rapprochent de plus en plus, et par des progrès successifs, de la région des choses invisibles. Remontez de la montagne pesante et massive aux formes subtiles de l'atmosphère, quelle différence! Il semble que vous êtes plus près des contrées spirituelles. Mais l'atmosphère se pèse encore, elle se sent lorsqu'elle est agitée; on l'entend mugir aux heures de la tempête. Remontez encore ces degrés des