‹ Le SymbolismeChapitre 26 sur 175 · LIVRE PREMIER, GH IP1TRE 11. i · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, GH IP1TRE 11. i

A Dieu ne plaise! Mais il prend l'homme tel qu'il est, avec sa double nature, avec son corps et son ame tellement unis tnble qu'ils forment un tout indivisible; il croil que l'homme porte ce tout continuellement avec lui, el qu'il ne peut s'en dépouiller complètement dans aucune de ses opérations.— Du reste, personne plus que saint Thomas n'a reconnu la région • 1rs principes immatériels, où baigne constamment la partie haute de la raison humaine. G'esl lui surtoul qui proclame la raison une participation, dans l'ordre créé, à la lumière du Verbe, le langage de Dieu en nous. Autant que les spiritualistes les plus avancés, il reconnall que la lumière invisible de Di< u est partout, que l 'est au reflet de sa splendeur que nous d cou vrons les vérités intelligibles; nous in- voyons pas l'essi nce il«i Dieu dans ses clartés pui es, i immi qous la verrons un jour» la; i- le .ici, ci cependant c'est un»1 vraie lumi< re; c'est elle qui éclaire tout homme veli.nii en ce monde, ••! elle n'a rien de commun avec la sphère des corps* Le monde sensible est pour saint Thomas, non point la cause principale, directe et dernière «If la connaissant le peint de <!<'p;ii i .

-i le premier degré de l'échelon pour mon aui régions de l'immatériel : le monde sensible, si je puis nie permettre cette comp ir dson, c est l'< calier de l'âme pour mon la tour élevée d< -

principes îternels de La souveraine Beauté et Vérité. Mais laissons-le s'expliquer Lui-même :

« LÀ contemplation humaine, dans les conditions de la vie présente, ue peut pas être dégagée des fantômes corporels; car La nature de l'homme est telle qu'il ne saurait voir les espèces intelligibles que dans les images fournies par les sens, comme m l'avons démontré d'après le philosophe l. La cou naissance intellectuelle néanmoins ne consiste pas dans les fantômes eux-mêmes; ils ne sont qu'un moyen dont l'âme se sert pour contempler la pure vérité intelligible, et cela non-seulement dans les conna sances naturelles, mais encore dans celles qui nous viennent de la révélation ; car voici ce que dit saint Denis 2 : «La lumière divine nous manifeste les hiérarchies des anges dans certains emblèmes ou symboles ; et de là nous apercevons le pur rayon de la vérité, ce qui ne veut dire autre chose que la simple connaissance de la vérité intelligible. Et c'est ainsi qu'il faut entendre la parole de saint Grégoire citée dans l'objection : a Les hommes contemplatifs n'emportent pas avec eux les ombres des choses corporelles; » ce qui veut dire que leur contemplation ne s'arrête

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