Ibid., c. il, p
rieur; c'est encore parce qu'il est bon et pieux que les divines lettres enveloppenl sous le mystère d'énigmes ineffables, et dérobent au vulgaire la mystérieuse et vénérable nature <\<^ esprits bienheureux l. »
« Quant ,:i notre partie sensible, il convenail de s'adapter à elle, autant pour La guérir que pourl'élever aux choses divines, et d'imaginer pour roi a lesdiver fictions du symbolisme religieux. Que ces moyens soient en harmonie parfaite avec nos besoins, c'esl ce que démontrent ceux qui, instruits ries secret- di\ indirectement et non par les figures, se forgent néanmoins une sorte d'image pour arriver à l'intelligence de ce qu'ils ont entendu2. »
« Nous qui sommes retenus par des liens terrestres, dit saint Grégoire de Nazianze, nous sommes trèspersuadés que, quelle que soit la vélocité de notre marche, nous ne saurions devancer notre ombre, qui se précipite à mesure que nous semblons la poursuivre ; nous croyons que l'œil ne saurait apercevoir les objets, sans le secours de la lumière, que les poissons ne sauraient nager hors de l'eau. De même il est évident pour nous que l'âme, tant qu'elle habite le corps, ne saurait, sans le secours des sens et des objets sensibles, comprendre les choses intellectuelles. Alors même
i. Ib'uL, p 185.