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présentée sous le voile du symbole nous touche davantage :
« Le but de tous ces enseignements par figures, c'est de im unir et d'exciter en nous le [eu de L'amour pour que nous nous élevions bien haut el que nous cherchions ]<i repos au-dedans de nous ; i es vérités ainsi présentées touchent et embrasent bien plus le cœur que si elles s 'offraient à nous sans mystérieux vêtement. Il est difficile d'en dire la raison. Biais tout le monde sait que ce qui nous est présenté sous le voile de l'allégorie nous frappe, nous charme, nous attache bien plus que si on nous l«i dit simplement dans Le sens propre. Je crois que L'âme, tant qu'elle est engagée au milieu des choses terrestres, est lente às'en- Qammer : mais si elle monte au spirituel, port< e par Les similitudes corporelles qui en sont Les Qgures,elle pu ml de la vigueur dan.- cette sorte de | de
même qu'un feu s'allume parce qu'on L'agite, L'âme, ainsi remuée, s'enlève avec un plusardenl amour*. »
Saint Grégoire 1<' Grand enseigne que Les âmes les plus parfaites ne peuvent p*as elles-mêmes comprendre
- divines, - m- Les i omparaisons tin i choses visibles, et que, quoique cette nourriture ne
. :,:.. h' -l\ , (i. 103. i. II. — V. In trac), t. I. p Ml. ^
suffise pas à leurs désirs, elles sont obi eu
contenter1. »
« Nous ne pouvons pas, dil saint Jean-Dam ascène. comprendre Les choses incorporelles, sans quelques images en rapport avec notre natu I la doctrine
de saint Denis, cet habile maître dus choses divim car telle est notre nature, qu'elle ne peut san s'élever aux choses intelligibles 2. »
1. Saint Grég. le Grand. In 1. Reg. t. V, 1. III, c. iv, p. iOJ. t. ...
2. Saint Jean Damasc. De Imag. Orat. 3, n° 21, t. I. p. 1342. — Hugues de Saint-Victor et Richard de Saint-Victor et saint Bonaventure enseignent la même doctrine : — Deinde subjungit causam quare divinus radins, id est, sapientia divina, qua? a Pâtre una»est, et apud Pairem simplex est, varie mulliplicatur per similitudines et formas demonslrationum in sacro eloquio, quoniam videlicet aliter nobis innotescere non potuit invisibilis Dei Sapientia, nisi se iis quae novimus visibilium rerum formis ad similitudinem conformaret, et per eas nobis sua invisibilia quaî non novimus significando exprimeret. Propterea divinus radius, qui in se unus est, et simplex, ad nos veniens, significationum et demonstrationum varietate multiplicatur, quia eum in sua puritate ac simplicitate capere non valet. (Hug. Victor. In Cœl. hier. 1. IL p. 945.) — Quemadmodum infirmi oculi solem nube tectum libère conspiciunt, qui coruscum ejus lumen intueri non possunt : sic et divinum radium lippientibus mentis oculis lucere impossibile est, nisi varietate sacrorum velaminum cireumvelatum et prœparatum providentia paterna connaturaliter et proprie iis, quœ secundum nos sunt. Nisi enim nobis ineffabili bonilate in lioc providisset, oculis nostris lumen ipsius omnino lucere non posset : et ideirco paterne et pie providit nobis, ut ipsum lumen prœpararet nobis et coaptaret iis quae secundum nos sunt, rébus, et similitudinibus, et formis : et sic connaturaliter et proprie, hoc est secundum naturam nos tram, et proprietatem corum, quœ na-