‹ Le SymbolismeChapitre 39 sur 175 · LIVRE PREMIER, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAPITRE

l'inférieur n'est principe ou cause du supérieur, s'il Paul suivre les explications vulgaires et «lire que La sensibilité esl le principe de la science, nous accorderons qu'elle en esl le principe, non pas comme cause efficiente, mais comme simple occasion. La sensibilité est semblable à un messager ou à un héraut; son rôle esl d'exciter l'esprit à produire La science1, »

«La perception sensible précède L'autre, dit Tonnelle, el commence notre développement intellectuel, Luiserl de base, comme dans toute notre vie La matière sert de base à L'esprit.

« C'est à propos d'une expérience sensible, «l'un l'ait contingent, que nous percevons d'abord L'idée, qu'elle s'éveille e1 se tait jour en nous par une sorte de réflexion involontaire de l'esprit. A. cette occasion tout un monde implicite que l'espril ne connaîl pas encore se présente à Lui, confus d'abord, mais sans qu'il soil besoin de le déduire «lu l'ait qui le révèle.

«De même que l'Ame ne va pas sans le corps el tire des phénomènes de sa vie sensible La première conscience qu'elle ad'elle-méme, ainsi La pensée arrive par le signe à La conscience claire d'elle-même; et comme les sens sonl la base el La première et nécessaire condition <le notre existence, ainsi l'élément sensible

I. Ck<J pur Booillet trad. d« Plotin. 5 Ennemie, I. III. t. III. p. 36.

est comme La base el l'appui nécessaire de ootn pensée. »

« La paroi*' esl a la pensée ce que les sens ><>n\ a l'âme. »

« Dieu a donné à l'homme, en Lui donnant la pensée, la forme matérielle, condition nécessaire de l'existence de cette pensée; de même qu'à L'âme s< sens, condition nécessaire de son existence au milieu de ce monde.

«Il y a deuv lois fondamentales d'où découlent toutes les questions relatives au langage, et qui les expliquent :

u 1° Que l'esprit de l'homme est assujetti à se servir de la matière dans tous ses développements et dans toutes ses manifestations. La matière est la base et l'instrument de tout; pensées, sentiments, actions. tout doit empiunter son secours.

« 2° Que la matière a pour but et pour rôle unique de manifester et de servir l'esprit, qui ne peut ^e passer d'elle.

<« D'où il résulte que le signe est à la fois un instrument et un obstacle, un appui et une entrave, qu'il ne doit être ni développé pour lui-même ni annulé.

a II ne faut pas craindre de proclamer et de dé-

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