LIVRE PREMIER, CHAPITRE II
flexibles lianes qui demandent un appui pour se charger de fleurs et de fruits '. > Les choses sensibles -mit
pour nous l'appui de nos lianes immatérielles, c'està-dire de n<»s idées 2.
i. Médit., p. 117.
•i. \. L'outrage du P. Liberttore, Théorie de la connaissance, r. vu, art. xi, Irad. p. Pt3-o00.
CHAIMTKE Fil
Dieu a écrit dans la nature sensible une partie des idées de son Verbe : c'est là la base première et fondamentale du symbolisme, c'est ce qui en fait une doctrine éminemment philosophique et rationnelle, puisque le symbolisme consiste à lire cette écriture de Dieu qui est partout, à dégager l'idée de son enveloppe extérieure. En second lieu, l'âme humaine est, par sa constitution intime, au dernier rang des substances intellectives : elle est destinée à recevoir la vérité d'abord sous forme d'images, pour de là remonter aux régions immatérielles. Ce second principe confirme le premier et en rend l'application toute naturelle. En les résumant tous les deux et en les coordonnant ensemble, on arrive à ces conclusions : la vérité est partout sous forme d'images dans le monde sensible, et c'est précisément cette vérité sous forme d'images que