LIVRE PREMIER, CHAPITRE PREMIER. If
raient toute leur vie dans l'étude de L'alphabet, et qui conserveraient néanmoins de suffisance pour
croire <i< - génies. Là où manque le sens du divin ;ûrs que là aussi manque le sens du beau, vrai, de tout ce qui Êait la noblesse de l'inte] du cœur.
Pour mieux comprendre cette belle philo exposons la théorie des idées, telle que l'entendaienl inl Augustin el saint Thomas.
I ..- id ■• - ! en elles-mên ml des formes tables, d'après lesquelles tout . Elles sonl plaire premier, h pes
de la création. La créature, quel que soit son <l<-. d'être et <l<i vie, est une imitation extérieure, une expression de ces idé ■ . cod d'un livre
L'expression des - qui Lui i pondent dans
;nii de l'auteur*. L - • en Dieu ne sont autre
. elles r.oni avant tout, il tout
ipiit. » Joubert, tilre ni, n- 12.
lUilum illud inconcust,uiiujitc ilat I'alniin omni - lu: as iaterpretantium coDMiuÂoae, t^se in Deo, esse in Verbo, etie \n! ■
chose que son essence : dans leur- relations avec Les
créatures, (.'lies sont l'essence divine elle-même, considérée dans ses rapports de participation et de similitude reproductible dans les êtres: car chaque chose imite Dieu et représente une image fragmentée du
monde idéal, qui flotte en Dieu sous une forme' pure et infinie. En développant une pensée de Clément d'Alexandrie, nous pourrions dire que la Divinité est comme un sceau, velut sigillum maximum 4, ou plutôt comme une sphère immense ayant une infinité de facettes différentes, et les imprimant d'une manière diverse, et selon les règles de la sagesse, sur les créatures aux formes variées qu'elle appelle du néant, en sorte que chaque créature pourrait être considérée, comme l'empreinte de l'une de ces facettes infinies 2.
ipsum ideas rerum omnium, seu rationcs primarias et archetypas, quarum imitamenta tantum sint res omnes creaiœ. Thomassin De Deo, 1. III, c. xvnr, p. 1S9.