‹ Le SymbolismeChapitre 70 sur 175 · LIVRE II, < Il UMTIiK II · texte numérisé non relu

LIVRE II, < Il UMTIiK II

ut pote abeis oausata et derivata : et idtù imitantur ipsa tpiritualia aliquo modo ', » — « Les raisons deg choses qui existent en Dieu sous forma intelligible, Boni exprimées d'une manière sensible sur les créatures corporelles, ration$ê remm, rjmr tuni intelligibiter m

Deo, siuil , sensibilité)' in crentnris eorporalibiis *, »

Le moyen qu'employa Dante «fut le symbolisme, dit m. | tzanam, procédé philosophique, puisqu'il rep sur la loi Incontestable de l'association des Idées, et éminemment poétique d'ailleurs; car, pendant que la prose place immédiatement sous le Bigne de la parole la pensée proposée, la poésie 5 place des Images qui sonl les signes elles-mêmes d'une pensée plus haute, Mais l'image, destinée à servir ainsi <l<i moyen terme entre la parole el la pensée, ne doit point être choisie au hasard; ôtocore moins doit^elle être compo de traits fantastiques capricieusement réunis. H faut que cette image soit prise dans l'ordre des réalités, qu'elle offre une fidèle analogie avec l'idée qu'elle représente •. qu'on 5 trouve, selon l'énergie originelle de mot, un Bymbole (wSpêoXov), c'est-à-dire un rapprochement. Lies rapprochements de ce genre Boni nombreux dans la nature : le chant des oiseaux est le signe du jour, et la fleur nouvelle celui de la Baison ;

1. Saint Thomas, In Joan., c. vi, lect. III, p. 509. I lb. In Ep. ad hebr., t. VII, G, i\. Int. I. v. \:

l'omble d'un roseau sur le sable mesure La hauteur

du soleil dans les cieux. Les poètes des anciens âges avaient le sentiment de ces universelles harmonies : toute chose leur apparaissait environnée de ces rapports; pour eux toute comparaison était sérieuse : ils professaient comme croyances positives les mythes auxquels ils donnaient d'ingénieuses interprétations. Il en est de même dans l'Écriture sainte : chaque événement y a tout ensemble une existence réelle et une signification figurative : chacun de ses plus illustres personnages y remplit un rôle historique et une fonction prophétique. Le génie de Dante, nourri des traditions de la Bible, devait procéder ainsi*. »

« Plusieurs traits généraux, nous avaient paru d'avance devoir caractériser le génie philosophique du poëte italien ; l'étude de son œuvre, nous les a rendus aisément reconnaissables. C'est une pensée hardie et naturellement métaphysicienne, qui se place tout d'abord dans le monde invisible, au-dessus du temps et de la terre ; une expression métaphorique, non par caprice, mais par système, et qui s'empare de toutes les images de la création, parce que toutes sont des reflets des vérités étemelles qu'elle veut manifester ; une aspiration profonde vers deux choses ici-bas absentes,

i. Ozanam, Dante et la philos, catholiq., p. 68-69.

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