‹ Le SymbolismeChapitre 71 sur 175 · LIVRE II, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE II

mais qui >'\ peuvenl reproduire au muni- en partie : la perfection et la félicité.— Mais ce triple essor vers le \ rai, le bien et le beau, n'est-ce pas ce qui fait l'honneur principal «lu génie de Platon ?Lui aussi abandonne le monde dès phénomènes et des apparences, la caverne où s»* dessinent de pâles ombres, pour aller contempler les réalités absolues au grand jour de la métaphysique. Habitué à ne plus apercevoii dans les choses visibles qu'une représentation des conceptions divines. Une voyait dans la nature qu'un magnifique langage parle par le Très-Haut ; il essayait de le parler à son tour, et son style s'ornait de ces couleurs admirables qui font l'envie des poëh s :. »

En effet, ces pieux contemplatifs, qui semblaient devoir être irrévocablement dépouillés des faiblesses d'ici-bas, consentaient néanmoins à parer de toutes les - de l'expression l'austérité de leurs idées,

soit par une miséricordieuse condescendance pour leurs disciples, soit par cet attrait naturel qu'éprouvenl ceui qui sont bons pour ce qui est beau, llsgardaienl une affectueuse sympathie pour la création tout entière, qu'ils considéraient aon plus dans sa dégradation actuelle, mais dans la pureté primordiale du plan divin. Elle leur paraissait comme unfeuil-

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