‹ Le SymbolismeChapitre 72 sur 175 · O/.anani, Dante, p · texte numérisé non relu

O/.anani, Dante, p

iage que lèvent delà mort emporte, mais qui jette de l'ombre et de la fraîcheur) et qui atteste aussi la Providence. Plussouyenl encore, ilg voyaienl en elle une sœur qui, d'une autre manière, exprimait Les mêmes pensées qu'eux, et chantait le même amour. C'est pourquoi ils lui empruntaient de fréquentes comparaisons, découvraient de sacrés accords, indiquaient des rapprochements imprévus entre des choses en apparence étrangères, dispersées aux extrémités de l'espace. Ils en usaient de même dans le domaine du temps; les siècles, les événements et les hommes n'étaient pour eux que prophéties et accomplissements, voix qui interrogent et se répondent, figures qui mutuellement se répètent. Les distances s'effaçaient, le passé et l'avenir intervertis se confondaient dans un présent sans fin. De là, cette admirable symbolique chrétienne, qui embrasse à la fois la nature et l'histoire et lie ensemble toutes les choses visibles , en les prenant pour les ombres de celles qui ne se voient pas; langue énergique dont tous les termes sont des réalités, et toutes les paroles des faits significatifs ; langue savante et sacrée, qui avait ses traditions et ses règles et qui se parlait dans le temple ;qui se traduisait quelquefois sur la toile et la pierre, par la statuaire et V architecture. Le poète l'avait apprise de la bouche des prêtres ; et maintenant qu'il la répète à nos oreilles

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