LIVRE III, CHAPITRE PREMIER
Lamartine etc.; la Création semble s'animer sous leur plume et rendre des sons harmonieux qui redisent les beautés d'un autre monde.
Voilà un fait, <>n ne s'en débarrasse pas m disant : c'est d»' La poésie, la comparaison ne prouve rien. On ne traite pas avec cette légèreté l'élite du genre bumain, <'f la raillerie n'est pas une réponse aux œui du génie.
G'esl Dieu qui lui a donne du sens pour cela, < t qui lui a appris ce ioit observer.
« Car 1»' gitfa ne se foule pas atec des pointes de fer, et on nefait point ter la roue du chariot sur le cumin; mais le gith se bat avec une et le cumin avec un fléau.
« Le blé dont on Tait le pain m- brise a?ec le fer ; el néanm qui le brise, ne le luise pas toujours ; il ne le presse pas toujours sous la roue du chariot ; il n'en rompt pas toujours la paille avec des • de fer. (ixviîi, î-9, 10-48.) »
« Je ferai tout autour de tes murailles connue un cercle ; j'élJ des forts contro Loi, el je ferai des fortifications pour te tenir as
\. m lerei humiliée; vous parlerez comme de dessous la terre, et
vos paroles en sortiront a peine pour se faire entendre; votre voix,
.ut de la terre, sera semblable a celle d'une pythonisse, et vous ne
pousserez qu'un son faible et obscur, comme s'il était sorti des en-
ii ailles de la terre.
« Le nombre de ceux nui vous dissiperont mmelapi
menue, et la multitude de ceux qui tous tiendront sous leur ) sera comme les blui
■< Kt ces maux vous surprendront eu un moment. Celte pi vien-
dra du Seigneur des armées, au milieu d< s foudres et des tremblements de terre, parmi les bruits effn ■
130 I.l SYMBOLISME.
Nous croyons qu'il 5 a de ce fait des raisons profondément philosophiques, et qu'on peut en donner uni
explication qui tient à ee qu'il y a de plus mystérieux
« Et la multitude des nations qui auront pris les armes contre A qui l'auront combattue, qui l'auront assiégée, et qui s'en seront emparés, disparaîtra tout d'un coup comme un songe, et une vision de
nuit.
« Et comme un homme qui a faim rêve qu'il mange, mais lorsqu'il cot éveille, se trouve encore vide, et comme celui qui a soif rêve qu'il boit, et après que son sommeil est passé se lève encore fatigué et altéré, et est encore vide : ainsi se trouvera toute la multitude des nations qui auront combattu contre la montagne de Sion.
« Soyez dans l'étonnement et dans la surprise, soyez dans l'agitation et le tremblement; soyez ivres, mais non pas de vin ; soyez chancelants, mais non pas d'ivresse.
« Car le Seigneur va répandre sur vous un esprit d'assoupissement, il vous fermera les yeux, il couvrira de ténèbres vos prophètes et vos princes, qui voient des visions.
« Les visions de tous vos ^prophètes vous seront comme les paroles d'un livre scellé qu'on donnera à un homme qui sait lire, en lui disant : lisez ce livre, et il répondra : je ne le puis, parce qu'il est scellé. » (xxix, 3-1 i.)
« Car voici ce que le Seigneur m'a dit : comme lorsqu'un lion ou un lionceau fond, en rugissant, sur sa proie, si une troupe de bergers se présente devant lui, tous leurs cris ne l'étonnent point, et leur multitude ne l'épouvante point; ainsi le Seigneur des armées viendra pour combattre sur la montagne de Sion et sur sa colline.