Traité de l'amour de Dieu. 1. VIII, c. i
LE M MBOLISME.
avec les autres ûtres, et il suffil de toucher les eordel de La première pour entendre le son de La seconde qui correspond comme par un amour naturel. »
3° L'homme, nous croyons l'avoir démontré, une intelligence qui, à raison de son union avec Le corps, est destinéeà recevoir au moins ordinairement
lui-même de nos douleurs. Nous l'avons considéré comme un lépreux, comme un homme frappé de Dieu et humilié.
« Mais il a été percé de plaies pour nos iniquités; il a été brisé pour nos crimes ; le châtiment qui devait nous procurer la paix est tombé sur lui, et nous avons été guéris par ses meurtrissures.
« Nous nous étions tous égarés comme des brebis errantes; chacun s'était détourné pour suivre sa propre voie; et le Seigneur l'a chargé de l'iniquité de nous tous.
« lia été sacrifié, parce que lui-môme l'a voulu, et il n'a peint ouvert la bouche ; il sera mené à la mort comme une brebis; il demeurera dans le silence sans ouvrir la bouche, comme un agneau devant celui qui le tond. » (lui ; 2, 7.)
« Ils ont fait éclore des œufs d'aspics, et ils ont formé des toiles d'araignées; celui qui mangera de ces œufs en mourra, et si on les fait couver, il en sortira un basilic.
« Leurs toiles ne leur serviront point a se couvrir, et ils ne se revêtiront point de leur travail; car leurs travaux sont des travaux inutiles et l'ouvrage de leurs mains est un ouvrage d'iniquité,
« Nous allons comme des aveugles le long des murailles : nous marchons à tâtons, comme si nous n'avions point d'yeux ; nous nous heurtons en plein midi, comme si nous étions dans les ténèbres, nous nous trouvons dans l'obscurité, comme les morts.
« Nous rugissons tous comme des ours ; nous gémissons et nous soupirons comme des colombes; nous attendions un jugement, et il n'est point venu; nous espérions le salut, et il est bien loin de nous.