‹ Le SymbolismeChapitre 96 sur 175 · LIVRE III, CHAPITRE PREMIER. I · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE PREMIER. I

humain avec celles de la nature, et considère le monde physique comme relief «lu monde moral. Si le même génie était capable de composer l'Iliade et de sculpter comme Phidias, le Jupiter du sculpteur ressemblerait au Jupiter du poète; pourquoi donc L'intelligence suprême, qui a formé la nature et l'âme, n'aurait-elle pas fail de l'une l'emblème de l'autre? Ce n'est point un vain jeu de l'imagination que ces métapJiorcs continuelles qui servent a comparer nos sentiments avec les phénomènes extérieurs, la tristesse avec le soleil couvert de nuages, le calme avec les rayons argentés de la lune, la colère avec les flots agités par les \ents; c'est la même pensée du Créateur qui se traduit dans deux langages différents, et Vun peut servir d'interprète à Vautre. Presque tous les axiomes de physique correspondent à des maximes de morale. Cette espèce de marche parallèle qu'on aperçoit «Mitre le inonde et l'intelligence est l'indice d'un grand mystère '. »

La théorie philosophique et rationnelle de la comparaison est encore dans cette pensée : «L'instrument intellectuel donl le poète fait le plus d'usage esl la comparaison; mais toute comparaison dénonçant une lui, celui qui aperçoit entre les choses quelque rapport

Page 1