‹ Le syndicalisme anglaisChapitre 6 sur 10 · NOUVEL ESPRIT ET NOUVEAU MODÈLE · texte numérisé non relu

NOUVEL ESPRIT ET NOUVEAU MODÈLE

Les grands et audacieux projets de 1829 à 1842 n’ont abouti, comme on vient de le.voir, qulà d'amères déceptions pour les ouvriers.

Nous allons bientôi montrer, par un simple exposé des faits, que les Unions ont au contraire obtenu d’importants résultats, après avoir modifié leur esprit et leur méthode, et limité leur but à des objets immédiats et précis, en écartant dorénavant toute idée de révolution politique ou sociale. Cependant, si ces résultats doivent être attribués à Tesprit méthodique et pondéré qui, désormais, dirigera le trade unionisme, il faut dire que hheureuse situation de l’industrie le favorisa beaucoup : en effet, tandis que, de 1825 à 1848, il y eut plusieurs crises industrielles dhme réelle gravité, à partir de 1850, au contraire, l’état général des affaires fut pendant une longue période exceptionnellement prospère.

Dès 1843, le mouvement unioniste se relève.

Successivement se forment ou se réorganisent : en 1843, l’Union des potiers et l’Association des fileurs de coton ; en 1844, la Société unie des verriers ; la Société nationale des tailleurs et celle des cordonniers; dans Fimprimerie, les diverses Sociétés de Londres et des provinces se constituent en Société nationale typographique; enfin, au Congrès national tenu par les corroyeurs, en 1845, l’Union fédérale de tous les clubs locaux de ce métier est fondée.

Les Mineurs. — Mais le plus grand événement de cette époque est évidemment la fondation à Wakefield, en 1841, de VAssociation des mineurs de Grande-Bretagne et cVIrlande, Jusque-là, les mineurs n’avaient eu que des organisations éphémères, formées à l’occasion

des grèves. Grâce à une propagande active, les mineurs de Northumberland et du Durham, d’un côté, ceux du Lancashire et du Yorkshire, de l’autre, furent bientôt groupés ; ces deux grandes Unions s’unirent ensuite pour fonder l’Association des mineurs. Aux Congrès de mineurs tenus en 1844, le nombre des syndiqués représentés s’élevait à près de 100.000.

Pour défendre ses adhérents contre la rigueur et les préjugés des magistrats dans l’interprétation des lois, l’Association s’assura le concours de M. W.-P. Pioberts, avocat, à qui elle alloua un traitement de 25.000 francs par an. L’Association fut plus heureuse dans son action contre les abus de la magistrature que dans les grèves. Au Congrès de Glasgow, en 1844, où 70,000 mineurs étaient représentés, il fut décidé, par 28,042 voix contre 23,357, que les mineurs du Northumberland et du Durham se mettraient en grève pour obtenir de meilleures conditions de travail, au point de vue du contrat de louage et du paiement des salaires. Cette grève, qui dura plusieurs mois, fut désastreuse pour l’Association ; le coup fut si rude qu’elle se désagrégea peu à peu pour disparaître en 1848.

Cette période est aussi marquée par la fondation, en 1845, de VAssociation nationale des métiers unis pour la protection du travail. Elle se proposait d’obtenir (c un salaire équitable pqiir une journée équitable de travail»; elle

croyait que si les travailleurs n’avaient pu jusqu’ici atteindre ce but, cela tenait à l’isolement des Unions des divers métiers, isolement ne permettant point à leurs représentants de parler, avec autorité suffisante, au nom du prolétariat. Cependant, cette Association nationale lie tendit point à absorber l’individualité des Unions ; elle chercha plutôt à remplir un rôle analogue à celui du Comité parlementaire actuel. Estimant que les intérêts des patrons et des ouvriers sont connexes, mais qiidls doivent être placés sur un pied d’égalité, elle déconseilla l’action politique directe, abandonna complètement Fidée de grève générale et recommanda les ouvriers les plus pauvres à la sollicitude des ouvriers plus favorisés. Les idées de Robert Owen ne se reconnurent plus qu’à ce trait que l’Association demandait la réduction des heures de travail par des mesures législatives. Pour la première fois, elle accepta l’idée de comités de conciliation comme moyen de régler les conflits.

L’Association nationale rencontra pourtant de sérieuses résistances dans les principales Unions professionnelles qui refusèrent de lui donner leur adhésion, pour ce motif qu’elle visait à reconstituer la fameuse Union nationale de 1834, fondée par Owen, laquelle avait si complètement échoué.

Au Congrès qu’elle tint le 28 juillet 1845, auquel 50 délégués prirent part, il fut résolu d’écarter la coopération de production du but de l’Association'nationale.

La défiance des Unions diminuant peu à peu, FAssociation obtint, en 1846, Fadhésion de plusieurs d’entre elles.

Le mérite principal de FAssociation nationale est d’avoir beaucoup contribué à obtenir le vote de la loi du 8 juin 1847, qui fixa à 10 heures la durée de la journée de travail pour les femmes et les enfants employés dans les manufactures. Mais, par suite de circonstances peu connues, elle ne devait pas survivre longtemps à se succès. A la suite d\ine grève de ferblantiers, à Wolverhampton, en 1849, le crédit de FAssociation déclina rapidement; toutefois, elle put encore exercer, pendant quelque temps, une certaine action dans le vote des lois établissant les conseils de conciliation et préparer ainsi la fondation de quelques-uns de ces conseils. Après 1851, elle perdit toute influence sur le trade unionisme.

L’Association nationale peut être considérée comme ayant opéré la transition entre le mouvement révolutionnaire de 1830-34 et Faction parlementaire de 1863 à 1875.

Pendant que FAssociation nationale périclitait, les Unions de métiers, évoluant vers une méthode nouvelle, s’efforcaient de s’initier k toutes les conditions économiques, à toutes les influences pouvant perturber ou favoriser la situation générale de leur industrie. Et leur action, dès lors strictement limitée à Famélio-

ration des salaires et des conditions, du travail, ne s’exercait que lorsque cette situation leur paraissait suffisamment favorable.

Le nouvel esprit du trade unionisme doit être en partie attribué à Finfluence que les Unions d’ouvriers du livre ont acquise sur lui pendant cette période. Les procès-verbaux et rapports des Sociétés de compositeurs typographes révèlent, en effet, la modération et la sagesse de leur attitude.

En 1848, la Société consolidée des relieurs de Londres, fondée en 1786, décide de consacrer une partie de ses fonds à rétablissement d’une bibliothèque à l’usage de ses membres ; en 1851, une salle de lecture est annexée à la bibliothèque. Quatre ans plus- tard, une.institution analogue est fondée par la Société des compositeurs de Londres. Ce vif désir de shnstruire était d’ailleurs éprouvé par beaucoup d^autres Sociétés ouvrières. La section de Glasgow de la Société des maçons d’Ecosse fonde, en 1845, une classe d’instruction mutuelle, dans le but de favoriser le développement physique, intellectuel et moral de ses adhérents. -

Cette époque voit naître les premières publi-' cations périodiques des Unions: le Journal hebdomadaire des potiers, en 1843 ; le Journal des mécaniciens, entre 1841 et 1847 ; la Circulaire mensuelle des relieurs, en 1850; mais la plus remarquable de ces publications est certainement le Bulletin de la Société des verriers [Flint Glass Makers'Magazine)

de 96 pages qui, fondé à Birmingham, en 1850, paraît encore de nos jours, sans avoir subi aucune interruption.

Vivement pénétrés du besoin d’accroître leurs connaissances générales et leur instruction technique et professionnelle, les unionistes modifièrent profondément leur esprit et leurs tendances. Les chefs d’Unions, désireux d’éviter les grèves, donnèrent des conseils empreints de la plus grande modération, engageant leurs sociétaires à laisser la direction des affaires syndicales au comité central, naturellement moins irrité par les circonstances locales.

(( Employons exclusivement les armes irrésistibles de la vérité et la raison, )> déclarèrent les leaders de la Société des compositeurs, dès 1835. Les mouleurs en fer, les maçons, les verriers allèrent jusqu’à combattre Lidée de grève.

A partir de 1847, les principales Unions, notamment celles des verriers, mouleurs en fer, compositeurs, relieurs, potiers, mécaniciens, crurent que les salaires dépendaient inévitablement du rapport entre l’offre et la demande de travail dans chaque catégorie de travailleurs. Aussi se proposèrent-elles, pour corriger les inconvénients de cette loi économique, de prendre les mesures propres à réduire l’offre, c’est-à-dire le nombre de bras .disponibles. Tout en abandonnant plus ou moins la grève, elles tendirent à obtenir la limitation du nombre des apprentis, la suppression- des heures supplémentaires et à favoriser

rémigration. Mais s’étant rendu compte, après une expérience de dix années (1850-1860), que les fonds employés à l’émigTation ne donnaient aucun résultat appréciable, les Unions s’attachèrent tout spécialement à réglementer strictement le nombre des apprentis. Les verriers, les typographes, les mécaniciens, entre autres, poursuivirent ce but avec la plus grande ténacité.

Le développement croissant de diverses Unions les obligea à rétribuer un ou plusieurs administrateurs qui, dès lors, se consacrèrent entièrement aux affaires syndicales. Les hommes à qui ces fonctions difficiles ont été tout d’abord confiées ne furent pas toujours aptes à remplir convenablement cette tâche nouvelle; ce n’est que peu à peu que les fonctions furent occupées par des « officers » aussi capables que dévoués h

1. C’est aussi vers cette époque que l’usage de boire dans les réunions, aux frais de la Société, fut combattu de plus en plus pour disparaître à peu près partout aux environs de 1860. Cet usage s’explique par le fait que, pendant la première moitié du siècle, les salles de réunions étaient fournies par les cabaretiers, et que la boisson consommée représentait en quelque sorte le loyer de la salle. Le règlement de la Société des fondeurs en fer, de 1809, prescrit aux commissaires de répartir la bière avec impartialité, et porte qu’il est défendu aux membres de boire en dehors de leur tour, les fonctionnaires exceptés; en 18^6, la somme employée à payer la bière fut allouée à chacun des assistants et il fut interdit, dès lors, de boire et de fumer pendant les séances. Jusqu’en 1837, le règletment de la Société des constructeurs de machines dit qu’un iers de la cotisation hebdomadaire sera dépensé en rafraîchissements pour , les adhérents ; cet usage fut supprimé par les statuts de 1846. Peu à peu, les grandes Unions

Les Mécaniciens. — La Société des mécaniciens, organisée sur de nouvelles bases vers 1851, peut être considérée comme le type des Unions du nouveau modèle. Comme telle, elle mérite de fixer un instant notre attention; il convient même de revenir en arrière, afin de retracer les phases essentielles du mouvement unioniste chez les mécaniciens.

Vers 1822, il existait une foule de sociétés professionnelles de secours mutuels qui se faisaient concurrence. Par suite de cet état de choses, les mécaniciens ne prirent qu’une part insignifiante au mouvement de 1830-34. La solidarité se développa dans cette profession, à la suite des grèves de 1836. En 1844, les Unions songèrent à former une Fédération nationale , sous la puissante influence de William Newton, leader d’une Union ayant son siège central à Manchester. De 1844 à 1850, l’idée fédérative se répandit peu à peu, et l’Union de Newton — qui, par 15 années d’expérience, avait beaucoup perfectionné son organisation — acquit la prépondérance sur les autres Unions de mécaniciens.

Vers 1844-45, FUnion de Manchester se sentit assez forte pour réclamer la suppression des

eurent des salles et des bureaux à elles ou bien louèrent des salles de réunions, afin d’éviter qu’on y boive. En 1850, les fondeurs en fer disent que les cabaretiers refusent de louer des salles, à cause du développement des habitudes de tempérance.

heures supplémentaires et du travail aux pièces. La condamnation prononcée contre neuf de ses membres, y compris un secrétaire général, contribua à rapprocher TUnion de Manchester des autres Unions de la profession.

Les principaux leaders de Manchester soutenaient toujours le projet de Newton de fonder une Fédération nationale des Unions de mécaniciens. Un premier congrès se réunit à Warrington, en mars 1850; il ne fit que discuter le projet de fédération sans prendre de résolution. Un second congrès fut tenu en septembre delà même année; sept Unions principales y prirent part. Newton ayant enfin réussi à vaincre toutes les résistances, la Fédération y fut définitivement adoptée. Le comité de rUnion des mécaniciens de Londres fut chargé, en qualité de comité central provisoire, de prendre en mains la direction de la Fédération et d’en organiser tous les rouages.

La suprématie du comité de Londres ne fut pas acceptée par toutes les Unions. L’une d'entre elles, la « Steam Engine Makers’ Society», refusa son adhésion et demeura toujours à l’écart. Sur les 10,500 membres représentés au Congrès de Birmingham, le 6 janvier 1851, 5,000 seulement étaient adhérents à la Fédération ; mais l’habileté de Newton et de ses principaux collègues eut promptement raison de cette mauvaise humeur: en octobre 1851, la Fédération comptait 11,000 membres fortement groupés et versant une cotisation de un franc vingt-cinq par 'semaine.

Les mécaniciens d’Oldham adressèrent, en décembre 1851, diverses demandes à leurs patrons, relatives notamment à. la suppression des heures supplémentaires et à l’exclusion des manœuvres des ateliers de mécanique. Ces revendications furent présentées par les délégués de la Fédération.

Les patrons anglais, pour prévenir le danger d’une action de la Fédération contre leurs collègues d’Oldham, constituèrent immédiatement l’Association centrale des patrons mécaniciens.

De son côté, la Fédération, après avoir obtenu de ses membres un vote unanimement favorable, résolut d’engager une action générale pour obtenir l’abolition complète et immédiate du travail aux pièces et des heures supplémentaires. Ayant avisé les patrons qu’elle mettrait cette double décision à exécution, le 31 décembre 1851, ceux-ci répondirent par une fermeture générale [lock-out) des ateliers. La lutte dura trois mois. Il y eut 15,000 hommes sans travail. De nombreuses et importantes souscriptions furent faites en faveur des mécaniciens. Les Tradè Unions versèrent 125,000 francs et le public 100,000; les socialistes chrétiens furent particulièrement généreux: lord Goderich souscrivit, à lui seul, pour 12,500 francs. Finalement battus, les mécaniciens durent accepter les conditions des patrons ; plusieurs d’entre eux exigèrent même de leurs ouvriers la signature du (( document ».

Ce grave échec ne put cependant détruire la Fédération des mécaniciens. Après en avoir

subi les conséquences passagères, elle reprit sa marche régulière, tout en modifiant profondément sa tactique et son esprit.

A partir de cette époque, elle devint le véritable type des Unions du nouveau modèle et son influence sur le trade unionisme ne fit que grandir de 1852 à 1889.

Pour être admis dans ses rangs, l’ouvrier devait fournir la preuve qu’il avait fait son apprentissage. La Fédération, exclusivement composée de mécaniciens, a institué, d’une façon remarquable, des caisses d’assurances, de chômage, secours de route, allocations funéraires, secours en cas d’accidents et de maladies, pensions de vieillesse. Pour donner une idée de sa prospérité, il suffit de dire que, dès 1861, elle possédait 1,834,950 francs.

La Société nationale des mécaniciens s’appelle (( Amalgamated Society of Engineers ». Indiquons ici la signification de ce mot anglais amalgamated ou amalgamation. Il y a, en Angleterre, une différence assez importante entre une Amalgamation et une Fédération.

Dans une Fédération, les syndicats adhérents conservent une grande autonomie. Ce système est donc, à quelque chose près, celui qui est pratiqué généralement en France, telles les Fédérations de la métallurgie, du bâtiment, des cuirs et peaux, etc. Les Fédérations du livre, des mouleurs, des mécaniciens sont celles dont

rorganisation se rapproche le plus du mode généralement adopté en Angleterre.

Dans la plupart des Sociétés nationales amalgamées, les syndicats affiliés n’agissent, pour tout ce qui concerne la défense des intérêts professionnels, que d’après les instructions du comité central, lequel dirige effectivement l’association, assure le fonctionnement de tous les services, donne forientatton et imprime l’impulsion, d’après les décisions des congrès. Cette organisation centralisée est la plus en faveur en Angleterre où, d’ailleurs, ellaa donné de nombreuses preuves de sa supériorité.

Un détail important sur rAmalgamatipn des mécaniciens, lequel, du reste, se retrouve dans la plupart des Unions anglaises : d’une part, les décisions sont prises, dans les congrès, à la majorité des deux tiers des délégués ou des syndiqués qu’ils représentent ; en second lieu, ces grandes Sociétés publient, régulièrement des comptes rendus fidèles et complets de toutes leurs opérations financières, statistique de leurs adhérents, décisions, projets, etc.

Plusieurs Unions ont plus ou moins copié l’organisation de rAmalgamation des mécaniciens. Citons : l’Amalgamation des charpentiers, fondée après la grève de Londres, en 1859-60, la Société des tailleurs, en 1866, etc.

Coopératives de production. — Les nombreuses Associations coopératives de production.

fondées après 1853, sous rinfluence des socialistes chrétiens, s’écartent absolument des principes de Robert Owen : elles tendent, non à substituer à toute entreprise capitaliste le corps des ouvriers organisés, mais à remplacer le capitaliste individuel par une association séparée d’ouvriers gardant pour eux leurs profits. L’esprit syndical se perd dans ces ateliers et, (dit le rapport du Comité des mécaniciens, 1855), ils sont souvent plus mal dirigés que par des patrons. Heureusement pour les syndicats, ces coopératives aboutirent le plus souvent à la faillite.

A partir de 1853, les grandes Unions, dont l’attitude est alors très pacifique, acquièrent un développement considérable ; citons, parmi les plus importantes, celles des fondeurs, maçons, fileurs, tisseurs, etc. De 1856 à 1860, elles secondèrent de toute leur influence la création des conseils de conciliation et d’arbitrage.

Cependant, une nouvelle ère commence vers 1860, dans le bâtiment notamment. En 1859, il se produit dans cette industrie un mouvement très accentué tendant à obtenir la journée de neuf heures.

Le 18 novembre 1858, un comité de charpentiers, maçons et briqueteurs adressa aux entrepreneurs une demande de réduction d’une heure de travail par jour, laquelle provoqua un grave conflit à Londres, où les patrons fermèrent tous les chantiers. 11 y eut 34,000 hommes

privés de travail. Malgré le progrès des mœurs, les entrepreneurs refusèrent de discuter avec les délégués des Unions et exigèrent la signature du (c document ».

Tous les syndiqués soutinrent les ouvriers du batiment. Les souscriptions recueillies atteignirent 600,000 francs ; la Société des mécaniciens versa, à elle seule, 75,000 francs. La lutte se termina en février 1860 par Técliec des ouvriers; toutefois, les patrons furent obligés de retirer la menace du « document », qui avait causé Fintensité et la longueur du conflit.

A la suite de celte grève, FUnion dés charpentiers, qui avait beaucoup périclité depuis 1834, se transforma, d’après le nouveau modèle, en Amalgamation et acquit bientôt une certaine prospérité.

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