‹ Le syndicalisme contre l'étatChapitre 44 sur 46 · LA COORDINATION DES FORCES PROLÉTARIENNES · texte numérisé non relu

LA COORDINATION DES FORCES PROLÉTARIENNES

Nul n'eût pu croire encore, il y a trente ans, que l'Etat se sentirait menacé par la poussée des associations professionnelles, et qu'il appréhenderait beaucoup plus la multiplication incessante des groupements, la formation visible des grands corps fédératifs, qu'un coup de main, qu'une révolte sanglante préparée dans l'ombre des faubourgs. Le syndicalisme, partout où il s'est implanté, provoque une inquiétude que le socialisme politique n'avait jamais suscitée à égal degré. C'est que celui-ci ne progressait pas du même effort continu, du même cheminement incoercible, et qu'usant des moyens classiques, de la propagande électorale ou de la bataille de rues, il offrait une prise plus large et plus facile à la répression. Est-ce à dire que le syndicalisme, comme il l'affirme souvent, se suffise

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