‹ Le Syndicalisme des Techniciens en FranceChapitre 13 sur 42 · MATE · texte numérisé non relu

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rant des progrès de la technique, institue des laboratoires et des bureaux d’études. Elle y place des cadres qui y poursuivent un travail de recherche. On doit assimiler aux cadres d’étude les organisateurs chargés de réaliser l’application des méthodes nouvelles et les contrôleurs qui analysent des résultats.

La technique étant définie, il faut assurer l’ordonnancement et l'exécution du travail. Nous trouvons ici les cadres d'exécution. Ils doivent savoir commander, organiser (pour suppléer à linsuffisance éventuelle des plans), et analyser (pour rendre exactement compte du travail et de ses difficultés). Les cadres administratifs sont pour la plupart assimilables aux cadres d’exécution.

Enfin, il y a lieu de mettre à part les cadres commerciaux possédant les qualités requises pour la présentation correcte des arguments de vente et la lutte sur le marché.

Un autre critérium fonctionnel très intéressant est celui que M. Wilboist a mis en lumière en distinguant les cycles d’exploitation et la vie de l’entreprise :

« Exploiter une entreprise, c’est faire faire certaines opérations comme des fabrications, des ventes, des transports, dont chacune dure peu de temps et qui se ressemblent toutes... L'opération, se renouvelant un grand nombre de fois, présente le caractère cyclique des mouvements périodiques et comme elle résulte de l’action d’un matériel et d’un personnel qui

(1) J. Wilbois. — « Le Chef d'Entreprise, sa fonction, sa personne », pp. 23 ss.

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demeurent fixes à l’usure près, c’est dans l’exploitation courante qu’on est forcé de la situer : d’où le nom de cycle d'exploitation.

La vie de l’entreprise résulte de l’accumulation de ces cycles ou plutôt de l’accumulation d’une sorte de sédiment que chacun laisse après lui... Cette vie se distingue des cycles par des caractères exactement opposés. D’abord, elle n’est point limitée en durée, mais ne cesse qu'avec la fermeture de la maison. Ensuite elle n’est point périodique, car la maison se développe avec des vicissitudes diverses, succès ou échecs, qui se suivent sans se ressembler, avec une allure qu’il est impossible de prévoir rigoureusement. »

Pour gouverner ces deux genres d'activités, il faut des cadres, et M. Wilbois note que si les « cycliques » comme les « acycliques » doivent avoir de réelles qualités, elles ne sont pas les mêmes dans les deux Cas ir celui qui dirige les cycles et celui qui préside à la vie, à cause des natures différentes des réalités qui leur sont soumises, doivent agir avec deux, esprits parfois opposés : ici, esprit de minutie où un peu de routine ne nuit pas; là esprit large en perpétuelle création... Dans les cycles se posent tous les problèmes du travail, alors que tous les problèmes du capital relèvent de la vie. »

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SECTION II

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