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Cette politique a fait son temps chez nos industriels les plus clairvoyants car elle s’avère maintenant tout à fait dangereuse. Nos dernières lois sociales ont profondément démocratisé les rapports du capital et du travail. L'autorité brutale, la coercition ont vécu. Au surplus, depuis longtemps déjà, les techniciens les plus avertis en matière d'administration s'évertuaient à faire entendre que ces procédés ont toujours « payé » beaucoup moins que les méthodes psychologiques !.
Or, ces méthodes ne peuvent êtres mises en application que par des cadres doués à la fois d’une très forie personnalité et d’une objectivité éprouvée. Voici donc définis les cadres de demain, les seuis qui nous intéressent. Nous en arrivons alors à la question sociale, si brûlante aujourd’hui. Quel sera le comportement de tels cadres vis-à-vis d’elle ? Le présent ouvrage a cherché à le dégager. Sa première partie nous fait accomplir- un tour d'horizon rapide sur l’économie moderne et s’attache plus particulièrement à la situation des cadres dans cette économie.
Dans la seconde partie, nous abordons l'étude des organisations syndicales de cadres. Nous nous sommes efforcé à une description aussi vivante que possible
(1) Maïs combien de chefs d’entreprise en souciaient-ils ?
M. Wilbois, directeur de l’Ecole d'Administration et d’Affaires leur disait pourtant : « Le commandement est bilatéral. > Rien de plus exact. I n’y à de chef que celui qui sait faire accepter son commandement de plein gré par ses subordonnés. Il doit savoir trouver les expressions, l’attitude et le ton nécessaires pour provoquer cette adhésion totale du subalterne ‘à un ordre reçu,
adhésion qui est de loin la meilleure garantie de bonne exécution.
Voilà ce que les maîtres de la production et les cadres devront comprendre tôt ou tard.
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de ces organisations. Le fait de les avoir jugées en fonction de leur conscience syndicaliste nous vaudra certainement — de tous côtés d’ailleurs — des reproches de partialité.
Nous voulons espérer pourtant que quelques esprits, entièrement nets de toute passion partisane, voudront bien reconnaître notre effort.
Avant de terminer, nous tenons à exprimer notre reconnaissance à toutes les personnalités qui ont bien voulu nous conseiller sur ce problème du syndicalisme des cadres, et en particulier à M. Dablincourt, secrétaire général de la Confédération des Travailleurs Intellectuels, et à M. Dubois, secrétaire général de la Fédération Nationale des Syndicats d’Ingénieurs, auxquels nous sommes redevable d’une documentation de toute première main.
Quant à la C. G. T., les nombreux militants, des plus humbles aux plus en vue, auxquels nous nous sommes adressé, nous ont facilité la tâche avec un empressement dont nous avons été bien souvent confondu. Nous les associons tous à ce travail.
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« Ce qui à notre époque frappe précisément le regard, ce n’est pas seulement la concentration des richesses, mais encore l’accumuiation d’une énorme puissance, d’un pouvoir économique discrétionnaire, aux mains d’un petit nombre d’hommes….
« Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dépensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement nul ne peut plus respirer. » :
(Pie XI)
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< Aujourd’hui, le prolétaire a une position aussi basse que celle du serf féodal...
« Il est impératif d’arrêter immédiatement la transformation du fermier, de l'artisan, de l'artiste, du professeur et du savant, en prolétaires manuels ow intellectuels, ne possédant rien que leurs bras ou leur cerveau.
« Ce prolétariat sera la honte éternelle de la civilisation scientifique. »
(D' Alexis CARREL)