INTRODUCTION
Le prestige de notre pauvre civilisation est bien ébranlé. Attaquée du dehors par les collectivistes, qui n’ont jamais voulu la reconnaître, et dont les forces grandissent et s’organisent, elle trouve en son sein des contempteurs de plus en plus nombreux parmi d’éminents personnages à coup sür peu suspects de démagogie et que personne ne songerait à classer au nembre des fauteurs de troubles et des aventuriers.
Et voici qu’au moment où le capitalisme n’avait jamais eu tant de méfaits à se faire pardonner, la crise la plus effroyable que le monde moderne ait encore connue éclatait. Des milliers d'entreprises, privées de leurs débouchés normaux, sont mortes étouffées par leurs stocks et leurs immobilisations. Des millions d'hommes, privés à leur tour de toutes ressources, se sont alors trouvés dans l’impossibilité d’assurer fût-ce leur simple { Yéétative. Il a fallu souffrir, parfois mourir, et Re goisse si l’ère des grandes famines était rouverte et si
; CALnt pu se demander avec an-
cette honte suprême allait être infligée aux vivants d’être obligés de se reconnaître indignes — puisqu’inaptes à en péofiter — de la somme d'intelligence et d'activité mise? au service du progrès par de longues générations de chercheurs et de bâtisseurs.