‹ Le Syndicalisme des Techniciens en FranceChapitre 23 sur 42 · ARE · texte numérisé non relu

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t-il pas le droit d’exclure quiconque du syndicat pour des motifs aussi mal définis que le « manquement à. l'esprit strictement amical et professionnel » (art. 9-5°c) ?

Pour le reste, l'Assemblée doit se borner à entendre les rapports moraux .et financiers et à épuiser l’ordre. du jour prévu. Ajoutons qu’elle ne peut modifier les statuts sans l’accord du Conseil.

Le caractère antidémocratique de pareils statuts éclate donc aux yeux des moins avertis et nous ne. pensons pas qu’il soit nécessaire d’insister davantage sur leur incompatibilité radicale avec les principes classiques du syndicalisme qui tendent avant tout à développer la personnalité du travailleur pour en faire autre chose qu'une unité dans un troupeau. M. Dolléans l’a fort bien dit : « Presque seul, le syndicalisme ouvrier français met au premier plan l’effort individuel et collectif. Il pense que l’individu ne s'affirme que dans sa liberté. Le syndicalisme ne perd jamais de vue l’homme. Le syndicalisme croit que, pour agir avec continuité, chacun doit d’abord s’appuyer sur soi-même : « la force vient de l’intérieur ». Le syndicalisme offre au travailleur un programme réaliste et constructif; il exige de lui un effort personnel en vue d’une œuvre qui n’est plus limitée à l’achèvement d’un détail de la production. Et ainsi se transforment le caractère et le sens de la tâche quotidienne » t.

Le S. P. F. n’exige de ses adhérents que l’effort de

@) E. Dolléans. — Victoire des Obscurs, p. 112.

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cotisations dérisoires. Ses formules oligarchiques le rendent à elles seules indigne de la tradition syndicaliste française.

SECTION Il.

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