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prévoyance. Eux qui se savaient capables de mettre de l’ordre dans le gâchis général, se virent exclus, comme toujours, des postes de direction... Ces impressions, ils les ressentirent tous et elles amenèrent chez tous la même réaction. Les ingénieurs songèrent à se défendre et pour cela, à se grouper ».
C’est dans ces conditions que l’on vit se former, en mai 1918 ie syndicat des Ingénieurs Chimistes Français (dont l’ancêtre, le Syndicat des Chimistes et Essayeurs de France, remontait à 1890), en décembre 1918, le Syndicat des Ingénieurs Electriciens Français, en 1919 enfin, le Syndicat des Ingénieurs de la Mécanique, Métallurgie et Travaux Publics.
Pour une action plus coordonnée, ces trois syndicats constituèrent l’Union des Syndicats d'Ingénieurs Français (U. S. I. F.) dès 1920, et peu de temps après, PU. S. IL F. est au nombre des 30 groupements de travailleurs intellectuels qui créent la C. T. I.
Au dernier Congrès de la C. T. I. (1-2-3 octobre 1937), M. Salauze, dans son rapport sur la C. T. I. et les ingénieurs, définit ainsi les relations de la Cet de LUS IF: @ La symbiose U-S°T EF:
C.T. I. est facile à saisir. L’U. $S. IL. F. est en contact immédiat et de tous les instants avec les Ingénieurs; elle est donc fort bien placée pour connaître tous les problèmes qui intéressent ces derniers. Elle étudie ces problèmes et peu à peu en dégage les vraies solutions. Problèmes et solutions sont à leur tour soumis au bureau et au comité de direction de la C. T. 1... Ainsi, une solution commune est dégagée, que la
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C. T. I. fait sienne, qu’elle patronne et qu’elle s’efforce de faire aboutir grâce aux moyens dont elle dispose et qui sont, forcément, plus étendus que ceux de l'U. S. I. F. Mais parfois, le problème étudié est d’une généralité et d’une ampleur qui dépassent le cadre national. Alors, la C. T. I. les présente à son tour à un organisme plus général : la C.I.T.I. Elle en saisit également les grands organismes internationaux avec lesquels elle communique par le canal de la C.ILT.I.: Bureau International du Travail, Institut International de Coopération Intellectuelle, etc. ».
B. — L'Union Sociale des Ingénieurs Catholiques. (U. S. I. C.).
En 1891, l’encyclique Rerum Novarum venait secouer l’apathie sociale des catholiques et dès l’année suivante se fondait le Cercle d'Etudes Sociales d'Ingénieurs Catholiques, lequel ressuscita après la guerre en 1920 sous la forme de l’Union Sociale des Ingénieurs Catholiques (U.S.I. C.), groupement mixte de patrons et d’ingénieurs animés d’un généreux esprit chrétien-social.
C, — "Evolution de TU:S'I FF. élttde TU>-STC:
De même que l’U.S.I.C., l’U.S.I.F. admettait des patrons dans son sein. En particulier, nombre d'ingénieurs électriciens, devenus petits patrons dans l'installation électrique, se maintenaient au Syndicat des Ingénieurs Electriciens Français.