‹ Le Syndrome: Angine de VincentChapitre 12 sur 37 · ANGINE DE VINCENT ET SYPHILIS · texte numérisé non relu

ANGINE DE VINCENT ET SYPHILIS

fx réalité de l'infection secondaire des: lésions syphilitiques bucco:pharynyées par: les fuso:spirilles est apparue très: vite: aux premiers: observateurs qui ont étudié l’angime de Vinoenr:

Dés 1899; Frevcxe, dans sa thèse, faisait allusion à un cas de chrancre: diphtéroïde de l’amygdale au niveau duquel l’assoeiation fuso-spirillaire avait: été trouvée, en faible quantité 1l est vrai. Cette constatation, s’ajoutant aw fait que la lésion: ressemblait «as y méprendre à l’angine de Vincenr » devait, dit: l’auteur, laisser: en suspens: le diagnostic de: M: le: DrEs car jusqu’au nroment où l'apparition de plaques: muqueuses vient affirmer la nature de: Paffection x

L'année suivante’ (décembre: 1900), Leruzss (déjà cité) — constatait à son tour la symbiose fusosprrillaire à la: surface de: plusieurs: syphilides. ulcéreuses du voile -— en même temps que sur diverses autres uléérations buccales: Cette fois, les: fusospirillés existaient non: plus en: petit’ nombre: mais: sensiblement en aussi grande abondance que dans. l’angine ulééro-membraneuse typique: D'autre part, l’auteur notait l'aspect « grisâtre, pulpeux, membras

RDS Les

niforme » des lésions saprophytées. Il ne s'agissait done pas seulement d’une trouvaille microscopique ; il y avait à proprement parler infection fuso-spirillaire secondaire revêtant des caractères cliniques identiques à ceux de linfection primitive et réalisant par suite un véritable maquillage des lésions sous- Jacentes. ù

Un fait analogue allait un peu plus tard, être rencontré par VINCENT qui l’a rapporté en ces termes : « Dans un cas, diagnostiqué par un de mes confrères, angine à bacilles fusiformes et qui se montrait rebelle au traitement, je pensai qu'il s'agissait sans doute d’une syphilis pharyngée ; les suites de la maladie donnèrent raison à mes préoccupations. »

Passant en revue — au cours d’un article consacré à l’étude des rapports du bacille fusiforme et de la syphilis — les éléments du diagnostic différentiel entre l’angine diphtéroïde primitive et les lésions spécifiques surinfectées par les fuso-spinilles, ViNcENT retient plus particulièrement les deux signes distinctifs suivants :

19 Dans la syphilis, dit-il, même assaisonnée d'infection fuso-spirillaire, les deux microbes n’ont pas l’abondance extraordinaire qu’ils affectent dans l’'angine simple.

En outre, on les trouve mélangés à un grand nombre d’autres microorganismes différents (microcoques bacilles prenant le Gram). ;

Leur présence exclusive et en quantité parfois colossale plaidera au contraire en faveur de l’angine.

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26 L’angine simple correctement traitée (par les badigeonnages iodés que VincenT considérait alors comme le traitement de choix) — cède rapidement, Lorsque la syphilis est en cause on assiste bien à la disparition des deux microbes associés sous l’action de l’iode, mais la lésion persiste.

Les observations qui suivent montrent que, si ces deux signes méritent d’être retenus, ils n’ont cependant qu’une valeur relative et peuvent être en défaut.

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