‹ Le Syndrome: Angine de VincentChapitre 17 sur 37 · PRE A EURE · texte numérisé non relu

PRE A EURE

—Cuti-inoculation et intra-dermo-inoeulation négatives.

— Intra-dermo réaction au Dmelcos négative.

— Ponction d’un des ganglions inguinaux : pas de tréponème — aucun élément microbien.

— Cependant le B.-W. est très positif.

Malgré cette constatation les auteurs portent tout d'abord le diagnostic de : gängrène fuso-spirillaire simple du fourreau de la verge.

« Il n’est pas possible, disént-ils, d’ ph la réaction sérologique positive par l’existence d’une syphilis contemporaine de l'infection fuso-spirillaire, la date trop récente des accidents permettant d’éliminer aisément une telle interprétation. On pourrait admettre par contre que le malade est un syphihtique ancien mais rien n'autorise à soulever une telle hypothèse.

Il est logique de dire qu'il ne s’agit que d’une sérologie d'accompagnement due à l'infection fuso-spirillatre comme on l’a déjà signalé dans d’autres observations. Quoiqu'il en soit terminent-ils, nous établirons chez le malade une surveillance clinique et sérologique suffisamment prolongée pour déterminer, avec certitude la signification de cette réaction positive ».

M. GarÉé prenant la parole ajoute : « Je retient ici l’interprétation à accorder à la réaction de Wassermann très positive que présente ce malade. Étant donné que ses lésions actuelles ne remontent:qu’à une huitaine de jours, la sérologie positive ne peut se rapporter à une syphilis primaire, d’ailleurs non confirmée par la recherche des tréponèmes dans la lésion génitale et le suc ganglionnaire ».

Or, à la séance suivante de la Société de Dermatologie les auteurs font connaître que : « depuis, une roséole papuleuse des plus typiques est venue signer la syphilis de ce malade.

Il s’est donc agi en définitive, d’un accident primitif du sillon balano-préputial passé inaperçu et secondaire-

Julien Jean. K

n Fa? ‘ ; 1Q ea ru. i EN ment compliqué d’une‘bäalanite érosive gangréneuse fusospirillaire » (la gangrène ‘localisée a complètement guér: avant'mème la -mise*en œuvre‘du traitement).

20 Lésions -syphilitiques secondaires

Observation .‘9

Syphilis secoridaire et ülcérations de lu voûte palatine et des ‘amygdales, ‘avec association fuso-spirillaire.

H. Mouror. —!Lyon médical, 1906, tome'I, p. 1287.

Eugénie C., 28 ans. Entre le.28 avnil4906. [y'a envaron trois mois : asprésenté à:la lèvre-mférieure untpetit bouton dont l’évolution futærapide (disparitionauthbout/de deux ou trois jours, près: une:simple eautérisation). La malade ne peut renseigner sur l’état des’ganglions sous:maxillaires et sus-hyoïdiens, à:cette époque.

‘Un mois'et'demi après, serait:apparue une roséole maeuleuse prédominant sur l’abdomen,ensmême temps qu'une plaque muqueuse: vulvaire. Le: médecin : :quivvitélas malade à.ce moment-ordonna des frictions à Fenguent: napoltain.

ya 15 jours, àla suite du traitementise produisit-un début de stomatite mercurielle {salivation abondante :gonlement des:gencives'avec hémorragiesfaciles) et:entmêème temps ‘apparaissait surla voûte palatine, tune :uleération qui depuis, est allée en augmentant se-recouvrant ‘d'une membrane ‘blanchâtre.

Le :28;à Fexamen:d' entrée, ganglions : ur jaugmentés de volumerldes deux-oôtés auxaines. :Chapelèt-de: ganglions cervicaux.

Au cou, début ne ‘syphilides :pigmentaires.

Chute Roue «es: cheveux. Céphalée:persistante.

ns Rte —

La lésion palatine occupe actuellement presque toute ln voûte s'étendant des gencives-à-la:partie membraneuse du voile. Elle est circonscrite par un sillon net rouge vif ; elle est ulcérée. Cette ulcération est recouverte d’une fausse membrane, ou plutôt d’un enduit blanc, grisâtre, sanieux, se-détaéhant facilement. La ‘lésion ‘détergée saigne ‘facilement ; elle est douloureuse à exploration et'lors du-passage des:aliments.

‘Encoutre, les deux-amygdales sent rouges, :unpeu-h\pertrophiées. Elles présentent: dans teur moitié:supérieure des plaques ulcéreuses petites, recouvertes d’un enduit grisàtre tout à‘fait analogue à celui de l’uléération de la voûte pälatine. ‘La malade a de la douleur à la déglutition, hâleime ‘fétide. RAA 4

“Ganglions sous-maxillaires perceptibles, durs.

‘Examen microscopique : |

19 Au niveau de l’ülcération, association fuso-spirillaire typique, ‘très riéhe, presque pure, quélques colonies peu nombreuses de cocci.

20 Au niveau des amygdales, on retrouve l’association fuso-spirillaire typique, mais Îles bacilles fusiformes et les spirilles sont en moins grand nombre que dans les ulcérations de la voûte. Par contre il existe à côté d’eux une flore microbienne.trèsmiche et. très variée où, prédominent:cependant:des, eocei gardant le Gram.

Le traitement Imstitué.a ‘été.double : Jacal (acide chromique) et-géméral :rHmereure-contrela syphihs.

Depuis ‘trois Jours seulement «que la maladie est ainsi traitée, les lésions -sont très améliorées.

L'auteur considère qu'il s’agit là «d’adleérations-syphilitiques de la voûte palatine et des amygdales secondairement'infectées partla symbiose ’fuso:spirillaire.

Il éfait remarquer ’comibien ‘dans : ce :oas limfeétion”’fusospirilaire a pu imprimer aux lésions:sa physionomie propre.

Observation 10.

Dans un travail ultérieur :

Symbiose fuso-spirillaire dans onze cas de lésions ulcéreuses bucco-pharyngiennes.

Lyon Médical 1906, tome IT, p.687, du même auteur, sont relatées brièvement deux autres observations de plaques muqueuses avec infection fuso-spirillaire surajoutée :

Marie G..., 24 ans, hospitalisée en juin 1906 pour condylomes de la vulve. Elle présente en outre des plaques muqueuses du palais et des piliers avec exsudat diphtéroïde. L’amygdale droite est creusée à sa partie supérieure d’une cavité anfractueuse emplie d’un magma épais et fétide. Cessation de l’aspect diphtéroïde des lésions après 6 à 8 jours (eau oxygénée) mais persistance des plaques muqueuses. |

Pas de tréponèmes.

Observation 11

Louise G.., 20 ans a un chancre syphilitique en juin 1905. Se présente en août 1906 avec des plaques muqueuses de la langue, du voile du palais et des amygdales, recouvertes d’un exsudat blanchâtre, peu adhérent. Fétidité de lPhaleine, ganglions un peu empatés. Examen bactériologique — symbiose fuso-spirillaire nette mais très nombreux cocci. Pas de tréponèmes.

Moxror note que dans ces deux dernières observations il y avait une associätion microbienne riche mêlée à la symbiose fuso-spirillaire. Il confirme donc sur ce point l’opinion de VixcENT pour qui la symbiose ne se trouve jamais à

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