‹ Le Syndrome: Angine de VincentChapitre 31 sur 37 · RÉ 4 EE · texte numérisé non relu

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24 heures et mème 4 jours après, injection sous-cutanée de sulfarsénol. Malgré ces thérapeutiques, aucune modification ne se manifeste : température entre 3805-390 : état saburral prononcé : langue recouverte d’un enduit épais brunâtre et fétide. Dysphagie intense, avec tic douloureux lors de la déglutition, fétidité de l’haleine — outre l’angine, rhino-pharyngite fétide — (une injection de sérum Hess gréneux est envisagée).

L’amygdale est ulcérée et cette ulcération atteint les dimensions d’une pièce de 0 fr. 50, elle est en forme de fente allongée, parallèle au pilier postérieur et recouverte d’un enduit très adhérent, d’odeur fétide ; la luette est œdématiée, en battant de cloche ; le moignon amygdalien du côté opposé s’est à son tour recouvert d’un enduit grisâtre.

Les ganglions cervicaux sont nettement augmentés de volume ; on remarque un gros paquet du volume d’une noix à l’angle dela mâchoire et des chapelets sous-maxillaire, rétro-cervical et jugulaire ; les ganglions du côté opposé sont également atteints, tous ces ganglions sont durs, mais d’une dureté élastique sans péri-adénite ; des ganglions hypertrophiés se remarquent encore dans les deux aines, à droite surtout et au-dessus de l’épitrochlée ; il n’y a rien dans les aisselles.

La rate est grosse, percutable sur plus d’un travers de main ; le foie déborde les fausses côtes de deux travers de doigts.

Le 23 mars 1928, la formule sanguine confirme le diagnostic d’adénolymphoïdite aiguë bénigne.

Numération leucocytaire...:..1........... 12.245 Polynucléaires neutrophiles ............... 34 %

» AÉCOSTOphTIeS SA ee OPA

» Dasophiies. "ma. ARS 0,2 »

EN P ROC NES ant ele ments ne cles Lio 9 »

Moyens mononucléaires................... 43,8 » Grands monbnucléaires .............4.... 8 »

Mononucléaires de transition ............. 3 » Cellules indifférenciées ........:.....,..... 1,6 »

Le RER Évolution : .

À partir du sixième Jour de maladie, la température : descend en lysis pour rester à 370 à partir du dix-huitième ; le pouls revient parallèlement à la normale.

__ Crise sudorale le seize et dix-septième jour ; puis crise urinaire le dix-huitième, sans albuminurie.

Dès le seizième jour également, la gorge se nettoie et cela d’une fason absolument spontanée, sans qu'il v ait eu de nouvel essai thérapeutique : la fausse membrane tombe, laissant à sa place, une vaste ulcération à fond. rouge vil, qui se cicatrise rapidement en cinq à six jours.

Les ganglions très rapidement, également, diminuent de volume mais restent un peu augmentés pendant assez longtemps, quinze jours environ.

Aucune rechute ; aucune séquelle si ce n’est un peu d'insuffisance hépatique avec gros foie persistant, selles mastic et état saburral.

De nouveaux examens de sang montrent :

Numération leucocytaire 26 mars

Numération leucocytaire Polynucléaires neutrophiles ...

Polynucléaires éosinophiles Polynucléaires basophiles Lymphocytes Moyens mononuecléaires Moyens mononucléaires philes.., Grandes mononucléaires Mononucléaires de transition .. 6 Celluies embryonnaires Néant Néant Myélocytes neutrophiles Néant Néant

L'état général devient excellent. Le malade part, à la

campagne. Les ganglions deviennent de moins en moins. perceptibles pour disparaître complètement un- mois et

demi environ après le début de la maladie.

& Observation 27

Angine à monocytes à forme ulcéreuse avec association fuso-

sptrillaire.

P. Carwor, R.-J. Wsissengacu, E. BoLranskr et Jean Weizz. — In Bulletins et Mémoires de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, n° 23, 1927.

[..., 26 ans, Suédois, valet de chambre d’hôtel hospitalisé le 13; mai 1927 parce qu'il a mal à la gorge et se sent fébrile et très fatigué. Fu

Le début de l’afflection remonte à dix jours environ avant l’entrée à l'hôpital, marquée seulement par des symptômes généraux : état de fatigue générale, céphalée, douleurs dans les jambes. Le malade ne prend pas sa tem-' pérature mais remarque que ses pulsations s'élèvent à 100 et au delà par minute.

Il est alors obligé de cesser son travail. Deux ou trois jours après, il remarque une gêne à la déglutition et ne voyant aucun de ces phénomènes rétrocéder, 1l se décide, dans la deuxième semaine de sa maladie, à entrer à l'hôpital.

Au premier examen, malade pâle, abattu, légèrement subictérique, température à 3807. Sur l’amygdale gauche, exulcération assez régulière, peu douloureuse, reposant sur une base souple. Adénopathie sous-maxillaire volumineuse et peu sensible à la pression.

L’exploration des autres territoires ganglionnaires montre des adénopathies dans la région cervicale, aux aisselles, aux aines, à la région épitrochléenne. [l s’agit de tuméfac-

tion modérée, le volume des ganglions variant d’une

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