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lui, interviennent divers facteurs adjuvants dont Fexprérimentation et parfois la clinique, montrent l'importance. sr
20 Ces causes prédisposantes, tout d’abord mises en rehef, la plupart des travaux postérieurs à ceux de\Vincent, les perdent au contraire rapidement de vue.
Les deux microorganismes associés, sont de plus en plus seuls envisagés.
Le spirille jusque là resté au second plan, retient bientôt davantage l’attention ; les méthodes d’imprégnation à l’argent le montrent en effet en beaucoup plus grande abondance dans la profondeur des lésions que les procédés usuels de coloration ne l’avaient laissé supposer. Les schémas histologiques se modifient et sous la couche de nécrose riche en bacilles fusiformes, seule vue par Vincenr, il faut avec La BLaye décrire une deuxième zone dite de réaction inflammatoire où pullulent isolément et en avant garde, les formes spirillaires.
Dès lors, les rôles sont renversés ; le spirille devient l’agent pathogène principal tenant essentiellement sous sa dépendance le processus ulcéreux ; le bacille fusiforme d’abord mis en vedette, passe au rang de simple auxiliaire, parachevant l’œuvre du premier.
La morphologie des deux « symbiotes » est d'autre part précisée et l’on s’accorde à faire du bacille fusiforme un spirille et du spirille un spirochète (Spirochèta VincEenTi).
L'importance attribuée à ce dernier dans le dé-
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terminisme des lésions ulcéro-membraneuses conduit tout naturellement à traiter l’angine de VINCENT par la médication arsénobenzolée d’Elrich. (AcHarD et FLanprix, etc...). La nouvelle thérapeutique paraît décisive et avec elle s’accrédite de plus en plus l’opinion qui considère avant tout l’angine « chancriforme » comme une spirochétose locale primitive.
Du point de vue expérimental, on ajoute peu aux constatations premières de Vincenr. Quelques faits méritent toutefois d’être signalés :
En 1905, Quevyrar, obtient le développement d’une balanoposthite ulcéro-membraneuse à fusospirille, chez un malade déjà porteur d’une stomatite de même nature, en déposant sur la muqueuse préputiale, légèrement traumatisée, des parcelles de l’exsudat buccal.
En 1912, Marziowsxr tente d’inoculer au singe lamygdalite fuso-spirillaire. L'une des tonsilles de l'animal préalablement sacrifiée, est frottée avec un fragment de putrilage provenant d’une angine de Vinxcenr. Il en résulte cinq jours après, un simple exsudat de courte durée où végètent de nombreux fuso-spirilles associés à d’autres microorganismes. Apparaît ensuite une adénite cervicale suppurée dont le pus contient aussi des fuso-spirilles. Les mêmes germes peuvent encore être décelés, en plus petit nombre, dans un ganglion axillaire hétérolatéral (1). ;
Plus significatives, quoique ne concernant pas directement l’angine à fuso-spirilles, sont les ex-
périences de BLancnarp qui en 1914 entreprend de reproduire chez l’homme l’ulcère phagédénique tropical (véritable pourriture d'hôpital des Pays chauds (1) de nature fuso-spirillaire). Comme VincENT, l’auteur échoue dans toutes ses tentatives d’inoculation en peau saine et c’est en vain qu'il multiplie, dans le derme et sous la peau de la région deltoïdienne, les insertions de pulpe ulcéreuse. Au contraire il obtient sans difliculté des lésions phagédéniques caractéristiques avec pullulation des fuso-spirilles, en déposant la même pulpe, à la face profonde de petites escharres aseptiquement produite par une solution concentrée de potasse. BLancHarD montre combien ces faits s'accordent avec ce que l’on sait cliniquement des circonstances d’apparition de l’ulcère tropical. Celui-ci, en effet, toujours secondaire, ne se développe généralement pas sur les plaies à bords nets, non contusés, mais choisit le plus souvent « celles qui contiennent des tissus écrasés ou sphacelés ».
(1) C’est d’ailleurs vraisemblablement le phagédénisme tropical que VINCENT a décrit sous le nom de pourriture d'hôpital. Il a en effet observé l'affection à Alger — chez des convoyeurs kabyles rapatriés de Madagascar, en 1895-96. La pourriture d'hôpital, dit-il, « s’était développée à l’occasion de plaies légères des pieds. [l en résulta des ulcères sordides et envahissants, recouverts d’un exsudat grisâtre, pulpeux ». La description est identique à celle de l’ulcère phagédénique. Ainsi, selon la remarque de Le Danrec, « ce que, dans les colonies on appelait couramment phagédénisme des plaies, était dénommé pourriture d'hôpital dans les pays tempérés ».