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topsie montra l'absence de toute lésion gastro-intestinale.
Ce fait est intéressant, car la pathogénie des hématémèses des crises gastriques a été assez discutée. Quelques auteurs, Ewald (1) en particulier, au sujet d’un cas où 1l avait constaté la présence d’un petit ulcus, se sont demandé si les hémorragies n'étaient pas indépendantes des crises et en rapport avec une lésion ulcéreuse concomitante de la muqueuse gastrique ; cette lésion s'expliquerait par deslésions athéromateuses ou des troubles trophiques; certains avaient admis la production de véritables ulcères trophiques comparables au mal perforant plantaire; ils invoquaient en faveur de leur conception les expériences d’après lesquelles il est possible de réaliser des lésions de la paroi stomacale, par l’atteinte de certains points des centres nerveux, des racines rachidiennes, du pneumogastrique ou du sympathique.
Cette hypothèse doit être rejetée : il est inadmissible que celulcère trophique n'entraine aucun phénomène douloureux et ne saigne jamais dans l'intervalle des crises. D'autre part, comme nous le verrons plus loin, les crises gastriques n’entrainent jamais d’altérations anatomiques de l'estomac, et celles qui se peuvent rencontrer sont de pures coïncidences. Point n’est besoin d’ailleurs d’invoquer ces lésions pour expliquer la production des hématémèses. Strauss les avait très Justement attribuées à des suffusions sanguines de la muqueuse, analogues aux hémorragies sous-cutanées
consécutives aux douleurs fulgurantes. Ces suffusions
({) Ewazp. — Verein für inn. Med., 4 avril 1910.
Le T0
sanguines s'expliquant aisément par la déchirure de petits vaisseaux, sous la double influence des violentes contractions de l'estomac et de l'hypertension artérielle. L a réalité de cette pathogénie trouve encore sa confirmation dans les hémorragies locales de même ordre que l’on peut voir survenir au cours d’autres crises douloureuses du tabes. À
Il n'existe comme troubles intestinaux au cours de la crise qu'une constipation opiniâtre et qui dure autant qu'elle. Quant aux phénomènes d’entéralgie violente, généralement accompagnée d’une diarrhée qui peut être dysentériforme ou sanglante, ce ne sont pas des symtômes anormaux propres à la crise gastrique; ils ne lui appartiennent en rien et sont sous la dépendance d’une crise intestinale concomitante ; ce cas est d’ailleurs assez exceptionnel.
Les douleurs et les vomissements parfois compliqués d'hématémèses entraînent assez vite des symptômes généraux dont l'intensité varie suivant les cas. Les souffrances, l'absence d'alimentation, et plus encore la déperdition non compensée des liquides, entraîne rapidement un état d’affaiblissement et de deshydratation très marqués. Les malades, pâles, abattus, angoissés, sont indifférents à tout ce qui les entoure. Il existe parfois une tendance aux lypothymies pouvant aller Jusqu'à de courtes syncopes. La situation peut même prendre une apparence beaucoup plus grave : le faciès se grippe, les yeux s'excavent, les extrémités se refroidissent et se cyanosent, le corps se couvre de sueurs froides, la prostration est extrême, et cet état de collap-