‹ Le Syndrome de BabinskiChapitre 10 sur 53 · Th. Paris · texte numérisé non relu

Th. Paris

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Pour ces mêmes auteurs l’évolution des lésions aortiques est presque toujours insidieuse ; c’est fortuitement, en auscultant le cœur d’un tabétique qu’on les découvre. Le plus souvent, en effet, il s’agit d'un malade qui présente depuis longtemps des troubles pupillaires, de l’abolition des réflexes, des troubles de la marche, du signe de Romberg, en un mot tous les signes de l’ataxie ; il ne présente, par contre, aucun symptôme fonctionnel qui puisse faire soupçonner l'existence d’une lésion cardio-aortique. Cette dernière qui n’occupe que le second plan est seulement découverte lors d’un examen systématique et complet du malade.

L’aortite, en somme, est ici associée à tout un cortège de symptômes au milieu desquels elle disparaît : cen’est pas à son occasion, dans l'immense majorité des cas du moins, que les malades viennent consulter, ils l’ignorent même presque toujours. Le cas de Bouveret dans lequel le malade vint le trouver pour des douleurs précordiales ; celui de Letulle dans lequel on nota des crises d'angoisse ; ceux de Thibierge et de Nordmann enfin, ne constituent que de très rares exceptions. Lesigne d’Argyll Robertson n’a lui-même, ici, pas plus d'intérêt, puisqu'il existe au même titre que toutes les autres manifestations du tabes.

On conçoit, dès lors, que jamais M. Vaquez n’a eu la pensée de désigner d’un nom particulier une telle association, pas plus que M. Babinski n’a voulu

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attirer l'attention sur elle. Un ua mérite, nb dant, revient à cet auteur, c’est d' avoir éclairé la

pathogénie de ces aortites, ainsi que nous le verrons ultérieurement. res - SAT

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