Martin.Revue de médecine
syphilitique commence déjà à se dégager. Il faut dégager du bloc tabétique une forme spéciale : le tabes douloureux néphro-aortique dans lequel l’artério-sclérose, origine commune de la lésion du rein et de l’aorte, n’est pas le résultat d'un trouble trophique commandé par le tabes, mais se développe à côté de lui parallèlement, engendré comme lui par une commune influence originaire encore inconnue (?) et dont tous les deux concourent à former les manifestations terminales. L’artério-sclérose est le satellite du tabes. »
Plusieurs objections permirent de rejeter également cette théorie : |
1° La sclérose des cordons postérieurs a presque toujours pour origine la syphilis. On ne saurait done décrire une forme syphilitique de l’ataxie avec des symptômes qui lui soient propres ;
2° La néphrite interstitielle, ajoute d’autre part Nordmann, est rare, en réalité, au cours du tabes : Renaut est tombé sur une série ;
3 Enfin, il convient de remarquer que les quatre cas qu’il publie s'expliquent tout naturellement par l’artério-sclérose.
Troisième théorie. — C'est celle qu'émit Bouveret (1) en 1885 à la suite de la célèbre observation à laquelle nous avons déjà fait allusion ; il s'agissait d’un malade syphilitique chez qui le tabes et l’aortite se développèrent simultanément et qui obünt