‹ Le Syndrome de BabinskiChapitre 21 sur 53 · Boudinski, Thèse Paris · texte numérisé non relu

Boudinski, Thèse Paris

2. Jonnesco et Floresco. Physiologie du nerf sympathique. Bulletin de l’Académie de médecine, 1900.

A un degré plus marqué de la compression, le nerf se paralyse: il en résulte la production d’un my osis déterminé par la paralysie du dilatateur radié et l’action prédominante du moteur oculaire commun. Le même phénomène s’observe lorsque le processus morbide envahit l'élément noble du nerf et délermine une névrite. Généralement, remarque Ogle (1), c’est la pupille gauche qui paraît la plus dilatée : il s'agit plutôt alors d’une excitation du sympathique gauche, déterminant une dilatation du cercle pupillaire, que d’une paralysie de ce même nerf du côté droit, car on observe en même temps une pâleur très prononcée de la face et de l'oreille gauche. |

L'accord, en un mot, était général: pour tous les auteurs les troubles pupillaires relevaient d’une compression nerveuse produite par l'aorte dilatée. Cette

notion s'opposait nettement à celle qu'ils avaient des

rapports des deux mêmes lésions quand elles coexistent chez un ataxique. Pour beaucoup d’auteurs, en effet, l’aortite ne constituait alors qu'une lésion accessoire, survenue fortuitement au cours du tabes ét ne présentant aucune relation avec les troubles

pupillaires et les autres manifestations de cette mala-

die. Quelques-uns seulement avaient supposé ou admis que ces lésions aortiques devaient relever de la même cause que le tabes, c’est-à-dire de la syphilis.

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