OŒttinger. Traité de médecine, Bouchard et Brissaud
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M. Babinski rendit le très grand service (1) de mettre de l’ordre et de l’unité au milieu de ces constatations disparates, par la communication qu'il fit le 8 novembre 1901 à la Société médicale des Hôpitaux. « Les troubles pupillaires, en particulier l’inégalité des pupilles qu’il n’est pas rare d'observer dans l’anévrisme de l’aorie, déclarait-il, sont attribués à une compression que la poche exerçait sur le sympathique en produisant une irritation ou une paralysie du nerf. Sans contester qu'il en soit ainsi dans certains cas, je me crois en mesure de soutenir que le mécanisme de ces troubles peut être bien différent » (2).
Nous reproduisons, de suite, les deux observations sur lesquelles s'appuie M. Babinski pour soutenir sa thèse. Nous pourrons ainsi plus facilement montrer à l’aide de quels arguments il put rejeter la théorie classique et fonder ses conclusions.