III. — La troisième objection a une valeur considérable
C’est sur elle que M. Babinski a tout spécialement
attiré l’attention ; nous y insisterons longuement,
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car non seulement elle détruit l'hypothèse admise par les auteurs, mais elle apporte de plus la théorie qui doit la remplacer.
Dans les deux observations précédentes, on remarque en effet l'existence d’un symptôme que les auteurs n'avaient jamais mentionné dans de tels cas : nous voulons parler du signe d'Argyll-Robertson. Sa constatation, à elle seule, suffit, nous allons le, voir, pour rejeter la conception classique. Avant d'étudier sa pathogénie, nous allons rappeler brièvement en quoi il consiste.
On désigne sous le nom de signe d’Argyll-Robertson, dit Déchy (1), la dissociation du réflexe pupillaire, la pupille ne réagissant plus à la lumière (abolition du réflexe lumineux) tandis qu’elle se contracte encore à la vision de près (persistance du réflexe à l'accommodation). Il se présente en clinique à des degrés variables : tantôt il n’y a qu’une abolition légère du réflexe lumineux ; tantôt au contraire, cette abolition est complète et absolue ; tantôt enfin, le fait est plus rare, les pupilles demeurent invariables, les deux réflexes sont abolis. II peut être unilatéral; plus
souvent au contraire il est binoculaire et s’accompa-
gne dans la majorité des cas de myosis. Nous aurons occasion d'observer toutes ces variétés dans nos différentes observations. ;
Pour le rechercher, on fait asseoir le malade, les yeux dirigés vers la fenêtre. Après avoir examiné