‹ Le Syndrome de BabinskiChapitre 26 sur 53 · Déchy. Thèse Paris · texte numérisé non relu

Déchy. Thèse Paris

étin: me be. ét ne non done ce 6e) ie So dE

où. mot omdmiail dnatt,

ses pupilles à l’état de repos, on commence par rechercher l’état de son réflexe à l'accommodation: il

suffit pour cela delui faire fixer un objet que l’on éloigne d'abord et qu’on rapproche ensuite. On examine alors son réflexe lumineux : il convient, dans ce but, de clore, à l’aide d’une main, l’un des yeux ; c’est sur l’autre que l’on recherchela contraction normale en apposant et en ôtant alternativement la seconde main restée libre. On peut obtenir le signe d’Argyll- Robertson d'une manière beaucoup plus nette, en opérant à l’aide d’une bougie ou d’un autre foyer de lumière, dans une chambre noire : comme dans le cas précédent c’est encore la main qui se déplace. tandis que la lumière reste immobile.

Six résultats différents, ainsi que le fait fort bien remarquer Déchy, peuvent être ainsi obtenus :

1° Persistance des deux réflexes (état normal) ;

2° Affaiblissement unilatéral au réflexe lumineux ;

3° Affaiblissement bilatéral au réflexe lumineux ;

4° Abolition totale du réflexe lumineux ;

bo Affaiblissement des deux réflexes ;

6° Abolition des deux réflexes.

Quel que soit celui des cinq derniers cas que révèle l'examen, la théorie de la compression nerveuse invoquée par les auteurs pour expliquer l'inégalité pupillaire peut-elle aussi expliquer ce symptôme ? Evidemment non : {a paralysie du sympathique, quelque complète qu’elle soit, ne peut donner lieu à une abotition du réflexe lumineux. Il convient donc de rechercher une autre explication de ce phénomène

Vautier 4

AS br: na

on

PE Et re NAN Le Len ù x LP >

que n'avaient pas noté dans leurs observations les auteurs jusqu’à ce jour.

M. Babinski l'avait fourni dans deux communicalions antérieures (1) à celle qui nous occupe pour le moment.

« Nous soulenons M. Charpentier et moi, déclarait-il, que l'abolition des réflexes et plus particuliè-

rement du réflexe à la lumière, quand elle est perma-

nente, qu'elle est l'expression d’une lésion limitée à

l’appareil des réflexes pupillaires, c’est-à-dire qu’elle n’est liée à aucune altération du globe oculaire ou du nerf optique et n’est pas associée à une paralysie de Ia troisième paire, constilue un signe de syphilis presque, sinon tout à fait, pathognomonique. »

Cette affirmation s'appuie sur de nombreuses preuves que nous ramènerons à trois:

Première preuve. — M. Babinski apporte de nombreuses observations de syphilitiques chez lesquels il a constaté l'abolition du réflexe lumineux en labsence à peu près complèle d’autres signes du tabes ou de la méningo-encéphalile diffuse.

Une première fois, en effet, il relate 25 cas qui se décomposent ainsi :

SYpDiUiS- héréditaire MEET DyphiS acquise PSE Re Syphilis «douteuse ETES Une seconde fois, quelques mois plus tard il

1. Babinski. Bulletin dela Sociéié de Dermatologie, 13 juillet 1899. Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux de Paris, 19 mai roor. -

PEER A apporte à nouveau trois observations de syphilis acquise, et une de syphilis héréditaire.

Parmi les trois premiers cas, deux ne présentent aucune autre manifestation du système nerveux ; le troisième seul a quelques douleurs lancinantes et de laffaiblissement de la mémoire. Dans le cas où M. Babinski incrimine la syphilis héréditaire il s’agit d’une femme qui ne se rappelle pas avoir eu d'accidents spécifiques. Elle a eu par contre une gros. sesse terminée par un avortement et présente une déformation bilatérale des tibias en lame de sabre.

Deuxième preuve. — Elle est constituée par les confirmations nombreuses apportées par des auteurs français et étrangers, dès le lendemain de la première communication de M. Babinski.

Le signe d’Argyll Robertson, dit Erb (1), me paraît indiquer que le système nerveux central est touché par la syphilis. Harris (2) pense qu’il en est un signe presque certain ; Kœnig (3) a une opinion analogue et rapporte plusieurs faits d’abolition des réflexes pupillaires dans la syphilis héréditaire. Antonelli écrit : € L’abolition de l'affaiblissement plus ou moins considérable du réflexe pupillaire à la lumière (les

Page 1