On pupillary anomalies in paralysed and non paralysed
idiot children anatheir relation to hereditary syphilis. The
Journal of medical Science, 1900.
mouvements synergiques de la pupille étant con-
servés) est pour moi un signe spécifique précieux. » Cestan enfin, ajoute M. Babinski, a relaté aussi des faits conformes à notre idée (1) : il rapporte
l'observation de quatre malades du service de M. Raymond à la Salpêtrière, atteints de méningo-
myélite syphilitique avec signe d’Argyll Robertson. Plusrécemment encore d’autres auleursémettentun avis analogue. Joffroy et Schrameck (2) disent : «C’est .un symptôme fixe que l'on retrouve presque constamment et uniquement dans les affections où la motilité de l’œil va se trouver atteinte : tabes, syphilis, parasyphilis. » M. Dufour à la Société de Neurologie et à la Société médicale des Hôpitaux considère le signe de Robertson comme une manifestation d'un tabes insipiens. Il a en effet constaté les lésions médullaires caractéristiques de cette maladie, aux autopsies de deux malades qui avaient présenté l’un le signe d’Argyll seul, l’autre le signe de Robertson et l’abolition des réflexes patellaires.
Troisième preuve. — Elle est fournie par la {ymphocytose rachidienne que M. Babinski a rencontrée dans les quatre cas auxquels nous faisions allusion tout à l’heure. Ce signe a une très grosse importance car il est l'expression même de l’altération chronique des méninges par le processus syphilitique.
1. Méningo-myélite syphilitique avec signe d’Argyll Robertson. /n Archives de Neurologie, 1900, t. X, p. 104. 2. Joffroy et Schrameck. Revue de Neurologie, 31 mars 1900,
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Nous ne ferons pas ici l’historique de la ponction lombaire, pas plus que nous ne rappellerons la technique de ce précieux procédé d'investigation. Nous pensons toutefois qu'il est indispensable d'établir comment s’est fondée cette notion que « la lymphocytose permanente lorsqu'elle. n’est pas en rapport avec la tuberculose méningée, décèle habituellement la syphilis diffuse » (x).
Au lendemain de la célèbre communication de Widal et Ravaut (2) les auteurs s’attachèrent tout particulièrement à l’examen du liquide céphalorachidien au cours de la syphilis. Widal, Sicard et Ravaut d’une part, R. Monod (3)(sestravaux avaient été exécutés dans le service de M. le professeur Brissaud) d'autre part, apportaient les premiers faits : ils avaient examiné le liquide céphalo-rachidien de tabétiques et de paralytiques généraux et avaient constaté 75 à 95 lymphocytes pour 100 globules blancs : «Le lymphocyte, ajoutaient-ils, n’est pas un élément spécifique, mais le témoin de réactions qui ne nécessitent pas d'agents de défense puissants comme les polynucléaires. »
Sicard et Monod, à la même séance, apportaient des notions qui nous intéressent particulièrement. Ils