V..., 67 ans, jardinier, entre le 12 juillet à Cochin
il ne présente dans ses antécédents qu'une légère attaque de rhumatisme survenue en 1870. Depuis cette époque, il éprouva un peu de dyspnée en marchant vile ou en montant les escaliers.
Il dit n'avoir jamais eu la syphilis. En janvier 1902 il est renversé par une bicyclette et est transporté à Saint-Antoine dans le service de M. Vaquez, avec une hémiplégie gauche avec hémianesthésie. A cette époque on remarque déjà chez
lui des signes du côté, des pupilles et du cœur ; il est mis au traitement mercuriel etioduré, et sort au mois de mai 1902 complètement guéri de sa paralysie. Au commencement de
juillet 1902 il a eu quelques éblouissements qui l'ont décidé à
entrer dans notre service.
Le malade présente des pupilles rétrécies, punctiformes ;
celle de gauche un peu plus large que celle de droite. Des
. deux côtés existe le signe d'Argyll-Robertson très net.
A l'auscultation du cœur, on constate au niveau de l’ori-
fice aortique un souffle diastolique se propageant le long du
sternum.
Le cœur est gros, sa pointe bat dans le sixième espace inter-
costal.
Le malade présente de plus une parésie marquée des mem-
bres supérieur et inférieur gauches. La face est indemne; il
existe une hémianesthésie gauche n'’atteignant pas la face. Le
réflexe rotulien du côté droit est normal ; du côté gauche, il est aboli. Le malade présente un peu d'incertitude de la marche et un peu d'instabilité qui semblent devoir être mises sur le compte de son hémiplégie. En résumé, 1l semble ÿ avoir chez
ce sujet, en premier lieu, une hémiplégie d'origine hystérique,
+ autant plus qu'on constate en même temps que l’hémianes-
thésie une perte complète du réflexe pharyngien, et il faut rat-
tacher à cette hémiplégie les troubles de la station et probablement aussi l'abolition du réflexe patellaire gauche. En second
lieu, il présente un syndrome caractérisé par l'inégalité pupil-
Jaire, le signe d’Argyll et l'insuffisance aortique, il n'existe pas d’autre signe pouvant faire songer au tabes. La ponction lom-
-baire fait reconnaitre une lymphocytose nette.