‹ Le Syndrome de Coagulation Massive du Liquide Céphalo-RachidienChapitre 13 sur 22 · SIGNES CLINIQUES · texte numérisé non relu

SIGNES CLINIQUES

$ 4. — Signes cliniques.

Les signes cliniques varient beaucoup d’un malade à l’autre et on comprend qu'il est difficile d'en donner une description d'ensemble. Cependant la localisation habituelle des lésions au niveau de la moelle lombaire fait que les observations ont presque loutes comme un air de famille qui permet entre elles un certain rapprochement clinique.

Presque toujours, en effet, 11 s'agit d’une paraplégie inférieure.

Le début se fait le plus souvent d'une façon lente, insidieuse, par des douleurs lombaires plus ou moins violentes, s'irradiant suivant le trajet des nerfs sacrés dans un seul ou dans les deux membres inférieurs. Ces douleurs irradiées sont continues, gravatives, ou plus fréquemment en éclairs, le long des nerfs sciatiques. La céphalée fait souvent partie de ce cortège douloureux. A ces tableaux s'ajoutent des paresthésies : fourmillements,engourdissement des membres inférieurs.Et peu à peu, au bout de quinze jours, un mois, deux mois, quinze mois même (Sicard et Descomps), la paraplégie s’installe : faiblesse et dérobement des jambes d'abord, puis impotence qui se complète plus ou moins rapidement et confine le malade au lit.

D'autres fois, il n’y a pas de douleurs ; les troubles moteurs s'installent et se développent d'une façon tout à fait silencieuse pour aboutir au bout d’un temps variable à l'impotence absolue des membres inférieurs (Cestan et Ravaut, Sicard et Descomps).

Dans quelques cas, le début est celui d’une méningite avec céphalée, rachialgie, Kernig, attitude en chien de fusil ; en 4 ou 5 jours la paraplégie est complète.

Enfin dans l'observation IIT (Froin), dans celle de Froin et Foy, la température monte à 38°, 39° et le malade réalise

tout le tableau de la méningite cérébro-spinale.

60 CLINIQUE ET SYMPTOMATOLOGIE

On le voit, le mode de début peut varier; mais à la période d'état les modalités cliniques ne sont pas moindres.

Le plus souvent, il s’agit de malades atteints de troubles moteurs portant sur les membres inférieurs. On a affaire à une paraplégie ; lantôt elle est flasque (Froin, Cestan et Ravaut, Donath) avec abolition des réfiexes, résolution musculaire ; beaucoup plus souvent elle est spasmodique avec exagération des réflexes (Babinski, Sicard et Descomps, Blanchetière et Lejonne, Roger et Mestrezat) ; la contracture peut être intense ; on peut avoir le phénomène de la danse de la rotule, le clonus du pied.

Flasque ou spasmodique, la paraplégie peut tirer ses caractères particuliers d'une modalité symptomatique, de son étiologie particulière, du siège en hauteur de la lésion médullaire ou méningée. C’est ainsi qu'elle peut être légère comme dans le cas de Lépine, à peine indiquée par une impotence faible et de l’exagération des réflexes ; ou intense avec résolution musculaire complète, troubles sphinctériens, troubles trophiques de décubitus. Les douleurs peuvent être intenses et altirer toute l'attention en prenant le masque d'une sciatique uni ou bilatérale avec signe de Lasègue, points de Valleix, etc... D’autres fois elles font complètement défaut. Souvent aussi existent des troubles divers de la sensibilité objective : anesthésies ou hypoesthésies de distribution variable ; anesthésie en garniture (Cestan et Ravaut), anesthésie de la fesse droite et hypoesthésie du membre inférieur droit (Roger et Mestrezat), hypoesthésie de la jambe et du pied (Froin).

Suivant l’éliologie, on aura le tableau d'une méningo-myélite, d'une compression médullaire, d’une myélite transverse. À la symptomalologie viendra s'ajouter un symplôme révélateur: signe d'Argyll-Robertson, paralysie faciale, paralysie du droil externe de l'œil, etc.

Suivant le siège en hauteur de la lésion causale, la paraplé-

Le

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