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O8s. IL. (Cusainc I, chir. n° 15 922, Méningione de læ gouttière olfactive gauche). |
Mne Samuel M. 62 ans envoyée au Brigham Ho en janvier 1922 par le D' Charles Kay de New-York pour affaiblissement des facultés mentales et perte de la vision.
Elle avait joui d’une excellente santé jusqu’à la mi-été 1920, quand elle observa pour la première fois une diminution de la vue. En janvier 1921, celle-ci progressa pour arriver jusqu’à la cécité gauche. À ce moment le fond de l’œil atteint montra peu de changement, tandis qu’à l’autre œil il y avait présence d’un léger degré d’œdème papillaire. Un diagnostic de névrite rétro-bulbaire fut fait au début, mais comme l’œdème de la papille droite progressait, et que le bout central du nerf gauche commençait à présenter une pâleur évidente, on éprouva des doutes. Elle fut examinée par de nombreux médecins qui firent diverses sugestions telles qu’un anévrysme de la carotide interne, une affection de l’ethmoïde, une tumeur del’hypophyse, une tumeur frontale. On pratiqua finalement une opération intranasale étendue sans découvrir une trace d'infection. Celle-ci fut suivie d’une série prolongée de traitements aux rayons X de la région pituitaire. Pendant ce temps commençaient à apparaître des preuves évidentes de dérangement cérébral, révélé par de la confusion, une perte de mémoire, de l’euphorisme.
À l’examen, on trouve :
19 Une anosmie complète (qui semble avoir existé avant l’opération intranasale).
20 Une atrophie primitive du nerf optique gauche avec cécité complète ;
30 Une péleur atrophique du nerf optique droit, apparemment secondaire, la vision étant réduite à 2 /200 etles champs visuels impossibles à prendre.
40 Des symptômes mentaux.
Ds
Le diagnostic fait est : méningiome de la gouttière olfactive gauche. Après 4 opérations et des suites opératoires mouvementées, la malade quitte l'Hôpital au bout de 3 mois. Ce fut le 197 méningiome olfactif guéri.
Le nerf optique gauche était directement comprimé par la tumeur.
Le résultat final fut bon. Vision pour la lecture rétablie à droite et faculté de compter les doigts au niveau de l’œil précédemment aveugle.
Commentaires : Le syndrome oculaire était ici à un stade plus avancé que dans l'observation de Kennepy puisque le côté œdémateux était déjà atrophique. Il y a eu cependant une certaine récupération visuelle. Qu’aurait-ce été s1 la malade avait été opérée un an plus tôt ?
Cette observation, comme celles qui vont suivre, montre bien l’évolution des symptômes oculaires et le temps perdu en traitements aussi variés qu’inefficaces.
Nous avons recherché dans la collection du Dr Clovis VincenT quelques observations du syndrome de Kennepy : nous avons été frappé de leur relative rareté.
Marcel Davip et E. HarTmanx l’ont trouvé dans trois cas sur 26 méningiomes de la petite aile du sphénoïde soit un pourcentage de 11,5 %.
Davip, HARTMANN et nous-même ne l’avons rencontré dans aucun cas sur 16 méningiomes olfactifs.
Os. III (publiée par CI. VincenT dans Diagnostic des tumeurs comprimant le lobe frontal ». Revue neurologique, 1928). (Résumé).
Mme D. couturière 43 ans. Méningiome de la petite aile du sphénoïde droit. Exophtalmie, amaurose, atrophie optique droite, stase papillaire gauche.
Entre à la Pitié pour baisse de la vision avec exoptalmie droite.
La malade qui a souffert de la tête depuis son jeune âge, accuse néanmoins, depuis quelques années des céphalées plus fréquentes, quoique modérées et particulièrement marquées au niveau des régions frontales droite et gauche.
Il y a 3 ans, en fermant l’œil gauche, la malade s’aperçoit que son œil droit voit beaucoup moins bien. Elle va consulter un oculiste qui lui fait des piqûres dans les veines durant deux mois. Aucune amélioration. Peu à peu la baisse de la vision de l’œil droit s’accentue et l’œil gauche est atteint à son tour. Depuis 2 ans environ la malade ne peut plus lire le journal, et ne peut plus coudre. C’est à ce moment (il y a 2 ans) que l’entourage de la malade s’aperçoit pour la première fois que « l'œil droit est plus sorti que le gauche ».
Mais ce n’est qu’en mars 1928 que Ne cécité est devenue complète.
Examen : (mars 1928).
Troubles mentaux nets : Euphorie avec gestes exubérants. Amnésie portant surtout sur les faits récents.
Fabulation. Mais pas de désorientation. (Il semble du reste que ces troubles soient dus en grande partie, sinon en totalité, à l’intoxication éthylique dont la malade possède de nombreux stigmates et une paraplégie.
Anosmie gauche.
Exophtalmie bilatérale mais plus marquée à droite.
Polynévrite éthylique.