‹ Le syndrome de compression du nerf optique intracranien: étude cliniqueChapitre 13 sur 40 · AVE · texte numérisé non relu

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Pupilles normales.

Fond d’œil : à droite : stase papillaire modérée.

V : 5/15 à gauche : stase papillaire discrète avec quelques opacités du cristallin. V : compte les doigts à 0 m. 30.

Champ visuel : à droite : perte de la moitié nasale.

À gauche : perte du quart temporal inférieur.

« Je comprends mal la mauvaise vision gauche ».

Huit jours après signes identiques. HARTMANN ajoute : la stase papillaire n’explique pas la baisse de la vision à gauche, datant de quelques mois. Il doit y avoir une compression directe du nerf optique gauche.

Opération (Davip).

…Volumineux méningiome olfactif bilatéral développé surtout à gauche, comprimant le nerf optique gauche et s'étendant de ce côté jusque dans la fosse cérébrale moyenne.

Commentaires : C’est le contraste entre une stase papillaire peu importante, sans teinte atrophique et une acuité visuelle très basse semblant dater de quelques mois qui devait faire penser à la compression du nerf optique. Le rétrécissement périphérique à type hémianopsique latérale homonyme gauche devait faire craindre un volumineux méningiome allant du côté de la bandelette. L'opération l’a vérifié.

Si l’on attend plus longtemps avant de libérer les nerfs optiques, 1l devient difficile de faire ce diagnostic.

Ogs. XIT : (Mme R. Cécile 44 ans). Histoire de la maladie : Depuis 3 ou 4 ans, céphalée diffuse, intermittente,

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parfois très violente obligeant la malade à rester dans l’obscurité. Les maux de tête étaient surtout violents après les repas et particulièrement le matin au réveil. Nausées à ce moment, vomissements fréquents.

Ces troubles s’accompagnaient de vertiges au moindre mouvement brusque empêchant la malade de sortir de chez elle. Ils furent longtemps attribués à la ménopause bien que la malade fut bien réglée, ou à la constipation chronique.

Les troubles de la vue apparaissent en mai 1931. La vision baisse à gauche. On fit alors des piqûres intraveineuses sans résultat ; quinze jours plus tard, la vue baisse à droite.

En août 1931,le Dr Nipa constatait une stase papillaire bilatérale avec atrophie. On fait une série d’injections intramusculaires sans aucun résultat. La malade est adressée à la Pitié le 9 octobre 1931.

On constate alors :

19 Des hallucinations visuelles. Elle « voit » des rideaux à son lit, des tapisseries toujours de couleur rouge sur les murs ; un jour elle dit « il y a des sceaux à charbon plein la salle. Je vois souvent aussi toute la chambre remplie de parapluies ouverts ». Elle sait que cela n’est pas vrai.

20 Une anosmie totale, bilatérale.

30 Douleurs névralgiques dans la joue gauche avec sensibilité objective normale.

40 Légère parésie faciale droite.

50 Piliers antérieurs et postérieurs droits légèrement tombants avec voile du palais tiré à gauche.

60 Depuis le mois de mai, elle urine beaucoup et a toujours soif.

79 Signes oculaires : Vision nulle ; stase bilatérale avec atrophie. Motilité oculaire normale.

Pupilles en mydriase sans réflexe.

Pas de paralysie des mouvements associés.

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